Les promesses électorales de la CAQ

Christine Fréchette admet que le mode de scrutin risque de désavantager la CAQ

Selon Qc125, la Coalition avenir Québec pourrait être rayée de la carte tout en récoltant autour de 16 % des intentions de vote.

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Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec, s'exprime lors d'une conférence de presse aux côtés de candidats locaux, lors de la campagne électorale, le jeudi 1er octobre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec, s'exprime lors d'une conférence de presse aux côtés de candidats locaux, lors de la campagne électorale, le jeudi 1er octobre 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Christopher Katsarov)

Lors de son bilan de campagne, la cheffe caquiste, Christine Fréchette, a admis que le système électoral québécois actuel risquait de désavantager son parti politique le 5 octobre au soir.

Selon l’agrégateur de sondages Qc125, la Coalition avenir Québec (CAQ) pourrait être rayée de la carte tout en récoltant autour de 16 % des intentions de vote.

«On a un système électoral qui, bien sûr, n’est pas le plus facilitant quand on est en deçà d’un certain seuil. On l’a vu pratiquement à chaque élection, le type d’impact que ça peut avoir. Donc ça pose une difficulté supplémentaire, mais on est actifs», a-t-elle affirmé dimanche lors d’un point de presse à Shawinigan.

Malgré cela, Christine Fréchette a affirmé il y a quelques jours qu’elle ne voulait pas réformer le mode de scrutin pour le rendre proportionnel, arguant qu’elle ne sentait pas d’appétit de la part des Québécois.

Son prédécesseur, François Legault, avait promis de réformer le mode de scrutin. Il avait toutefois renié son engagement une fois au pouvoir.

Lors des élections de 2022, le Parti conservateur d’Éric Duhaime avait obtenu 13 % des votes, sans obtenir aucun siège.

Le Parti québécois est toujours en tête dans les intentions de vote.

«Berceau de la coalition»

La cheffe caquiste s’est dite «inquiète» de voir le Québec revenir dans le carcan opposant fédéralistes et souverainistes.

La troisième voie doit donc continuer «d’être offerte avec force et avec vigueur aux Québécois».

«Parce que de se réfugier systématiquement, soit dans le Oui ou dans le Non, c’est trop limité», a dit Christine Fréchette.

«Je pense que chaque comté au Québec a la possibilité de devenir un berceau de la coalition pour maintenir la troisième voie active et on travaille en ce sens-là», a-t-elle ajouté.

«Campagne de peur»

La cheffe caquiste s’est dite «fière» de sa campagne.

Elle a toutefois affirmé qu’elle aurait dû parler davantage des effets négatifs de la promesse péquiste de tenir un référendum dans un premier mandat.

«Y’en aura des impacts parce que l’incertitude va s’inscrire dans le calendrier politique et économique du Québec», a-t-elle réitéré.

Christine Fréchette assure qu’elle ne fait pas une «campagne de peur» comme l’affirme son rival péquiste. «C’est la réalité», a-t-elle clamé.

La cheffe caquiste a terminé sa dernière journée de campagne par du porte-à-porte dans sa circonscription de Trois-Rivières. Gagner ce siège ne sera d’ailleurs pas facile pour Christine Fréchette si l’on en croit les sondages.

Les Québécois se rendront aux urnes lundi pour élire leur prochain gouvernement.

Thomas Laberge

Thomas Laberge

Journaliste