Le Parti conservateur du Québec (PCQ) sera le «chien de garde des contribuables à l’Assemblée nationale», promet Éric Duhaime. Fraichement élu depuis lundi, le chef conservateur admet toutefois que sa formation a «des croûtes à manger» et doit «faire ses devoirs».
M. Duhaime est toutefois prêt à faire face à la danse et compte «remplir le mandat» qui lui a été confié par la population, et ce, en compagnie des 18 élus conservateurs qui feront leur entrée au Salon bleu.
Tramway = pas de PQ à Québec, selon Duhaime
La grande victoire du PCQ aura été de s’accaparer la quasi totalité de la grande région de Québec et de rayer complètement le Parti québécois (PQ) de la carte. Aux yeux de M. Duhaime, les résidents des circonscriptions ont envoyé un message fort au gouvernement péquiste.
Lors d’un entretien sur les ondes de Noovo Info mercredi, le chef du PCQ a dit croire fermement que les revers péquistes dans la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches sont en lien avec la prise de position de «PSPP» sur le projet de tramway et le troisième lien entre Québec et Lévis.
«Faire un gros projet (le tramway) contre la volonté de la population, je pense que ça a joué dans la balance»
— Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec
M. Duhaime répète ad nauseam depuis des années que le projet de tramway n’est pas souhaité à Québec, bien que les travaux se poursuivent. Et il estime que les résultats de l’élection lui donnent raison, alors qu’il croit fermement que les coûts du projet dépasseront les 10 G$ prévus.
«Le PQ doit faire un post mortem pour se rendre compte qu’il n’est pas en phase avec la population. Il faut écouter la population de Québec et se rallier 3e lien», a-t-il martelé.
Malgré ces tacles à l’endroit du gouvernement élu, M. Duhaime se dit prêt à collaborer avec son homologue péquiste sur plusieurs dossiers qui permettront de «laisser de l’argent dans le portefeuille des contribuables», soit «éliminer les subventions aux entreprises, éliminer Santé Québec et réduire la taxe sur l’essence».
Cependant, M. Duhaime rappelle qu’il ne sera pas un allié sur la question référendaire.
«Pas question d’aller dans un exercice que les Québécois ne veulent pas», a-t-il conclu.
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