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«Un gros manque de respect»: les Premières Nations se sentent ignorées lors de la campagne électorale

«Le fait de se sentir ignoré est une forme de rejet. C’est une forme de discrimination et de racisme systémique.»

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«Un gros manque de respect»: les autochtones se sentent ignorés de la campagne électorale La campagne électorale a mis le cap sur plusieurs priorités au Québec, notamment avec l’économie, la santé et l’immigration. Mais les préoccupations des Premières Nations n’ont pas encore été adressées par les chefs de partis.

La campagne électorale a mis le cap sur plusieurs priorités au Québec, notamment avec l’économie, la santé et l’immigration, mais les préoccupations des Premières Nations n’ont pas encore été adressées par les chefs de partis.

C’est d’ailleurs ce qu’ont dénoncé plusieurs représentants des Premières Nations devant l’Assemblée nationale, lundi.

«Le silence fait mal. Le silence tue. Le fait de se sentir ignoré est une forme de rejet. C’est une forme de discrimination et de racisme systémique», a lancé Marjolaine Étienne, présidente de l’organisme Femmes autochtones du Québec.

Plusieurs considèrent que le sujet des relations avec les communautés autochtones a été balayé sous le tapis depuis le début de la campagne.

«On est peut-être moins présents en termes démographiques sur le plan électoraliste, mais sur le plan des droits, de l’autodétermination, de la reconnaissance et du respect des gouvernements que nous sommes, ça devrait être automatiquement un enjeu. Malheureusement, ça ne l’est pas», a déploré Pierre Picard, Grand Chef de la Nation Wendat.

Francis Verreault-Paul, chef régional de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, souhaite connaître le plan des partis quant à leur approche avec les Premières Nations.

«Je ne veux pas simplement entendre: “On va s’assurer d’avoir des collaborations avec les Premières Nations, s’assurer qu’il y ait des partenariats avec les Premières Nations dans les différents projets”, mais concrètement, comment allez-vous mettre ça en place?» a-t-il souligné.

Mme Étienne avance de son côté que les enjeux liés aux femmes autochtones doivent être pris au sérieux, tout comme la réalité dans laquelle elles vivent.

«Les femmes autochtones et les filles autochtones ont des besoins spécifiques. Elles ont des enjeux, des réalités qui ne peuvent pas être comparées avec celles des femmes allochtones. C’est différent et je pense que le fait de ne pas venir nous rencontrer, c’est un gros, gros manque de respect», dit-elle.

Le Grand Chef Picard espère également que le 30 septembre, la Journée vérité et réconciliation, ne servira pas à tous les partis de journée symboles pour présenter leur plateforme vis-à-vis les communautés autochtones. Il souligne qu’il s’agit d’une journée qui devrait signifier beaucoup plus que de simples aspirations politiques.