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Un grand patron prend parti pour la CAQ devant ses employés

Transgressant le devoir de réserve politique habituel des entrepreneurs...

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fréchette La cheffe de la Coalition avenir Québec, Christine Fréchette, visite une usine de Soprema jeudi à Drummondville avec le vice-président et chef de la direction de l’entreprise, Richard Voyer. LA PRESSE CANADIENNE (Patrice Bergeron/The Canadian Press)

Un grand patron a pris parti clairement pour la Coalition avenir Québec (CAQ), jeudi, devant ses employés pendant une visite de Christine Fréchette, transgressant le devoir de réserve politique habituel des entrepreneurs.

Vice-président et chef de la direction de Soprema Canada, Richard Voyer n’a pas tari d’éloges envers la cheffe de la CAQ, qui s’est arrêtée à l’usine de Drummondville.

«Félicitations pour les remontées (dans les sondages), on a très confiance en vous», a-t-il lancé à Mme Fréchette dans son discours devant un parterre de travailleurs.

«Pour moi, c’est une personne toujours à l’écoute, parfois on a des politiciens qui écoutent moins et parlent plus», a-t-il ajouté.

Aux anges, la cheffe de la CAQ s’est adressée aux employés en disant qu’elle était «proche» d’eux et qu’elle était «en étroite communication» avec eux.

En campagne électorale, il est fréquent que les chefs de parti visitent des entreprises et usines, mais traditionnellement, les dirigeants d’entreprise ne s’expriment pas sur leurs préférences politiques.

L’usine Soprema de Drummondville, qui fabrique des produits d’étanchéisation des bâtiments, exporte peu aux États-Unis actuellement, mais prévoit d’exporter 50 % de sa production dès l’an prochain au sud de la frontière, a expliqué M. Voyer.

Elle n’est pas touchée par les droits de douane de l’administration Trump, mais par contre, la guerre commerciale a affecté à la hausse le coût de ses matières premières, a-t-il ajouté.

Négociations et Carney

Christine Fréchette a dit souhaiter jeudi que les discussions reprennent le plus tôt possible.

Mais de son côté, le premier ministre Mark Carney a pourtant manifesté des signes de fermeté: il a laissé entendre qu’il ne retournerait à la table que lorsque les responsables américains allaient «cesser (...) de lancer des piques, d’essayer de se montrer durs», et quand ils «commenceront à être sérieux».

La cheffe caquiste a exprimé une certaine forme de résignation.

«Je ne sais pas ce qui va finir par aider dans cette négociation», a-t-elle laissé tomber dans une conférence de presse en matinée à Roxton Pond.

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste