🗳️ Élections Québec 2026

Qui est le plus à même de mener le gouvernement dans l'incertitude? demande Fréchette

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Le première ministre et cheffe de la Coalition avenir Québec, Christine Fréchette, prend part à un événement à L'Assomption, le mercredi 26 août 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov Le première ministre et cheffe de la Coalition avenir Québec, Christine Fréchette, prend part à un événement à L'Assomption, le mercredi 26 août 2026. (Christopher Katsarov)

Les Québécois devront se demander «qui est le plus à même de conduire le gouvernement» dans la guerre commerciale en cours avec les États-Unis.

C’est ainsi que la première ministre Christine Fréchette a résumé mercredi ce qui serait selon elle la question de l’urne, l’enjeu de la campagne électorale de 39 jours, qui sera déclenchée jeudi.

Elle s’est défendue toutefois de vouloir récupérer à des fins politiques le conflit commercial Canada - États-Unis afin de faciliter sa réélection.

En conférence de presse dans la circonscription de Louis-Hébert à Québec, elle n’a cessé cependant de rappeler l’incertitude qui plane sur le Québec depuis les nouvelles menaces de droits de douane proférées par le président Donald Trump.

«Je pense que les Québécois vont se demander: qui est plus à même de conduire le gouvernement dans le contexte très incertain dans lequel on est en train d‘être plongé?» a-t-elle formulé quand elle a été interrogée sur la question de l’urne.

«Je crois être la bonne personne, au bon endroit, au bon moment», a plaidé Mme Fréchette.

Elle a dit ne pas vouloir commenter les aptitudes économiques de ses adversaires, mais n’a pu s’empêcher d’attaquer le chef conservateur Éric Duhaime et le leader péquiste Paul St-Pierre Plamondon, qui mène dans les sondages actuellement.

Mme Fréchette a dit que l’engagement du PQ de tenir un référendum allait ajouter une «couche épaisse d’incertitude», alors qu’«on a besoin de prévisibilité, de stabilité».

Elle s’est par ailleurs inquiétée de l’impact qu’auraient les 47 milliards $ de compressions sur cinq ans qu’un gouvernement conservateur s’engagerait à réaliser.

Par contre, elle n’a pas dit un mot sur le Parti libéral et son chef, Charles Milliard, qui la soupçonne de vouloir instrumentaliser les menaces de Trump à des fins électoralistes.

Mme Fréchette a rejeté cette accusation en assurant qu’elle n’essayait pas ainsi de racoler un électotat qui recherche de la stabilité.

«Moi je fais face à la musique», a-t-elle riposté.

«Ce n’est pas moi qui ai décidé de cette guerre tarifaire-là, elle est arrivée de l’administration Trump», a poursuivi la cheffe caquiste.

Elle n’a pas écarté le risque d’une récession, mais a refusé de s’aventurer à chiffrer précisément les effets des nouvelles sanctions américaines annoncées sur les finances publiques ou sur les secteurs économiques visés.

«On n’exclut jamais qu’il y ait une récession», a admis Mme Fréchette.

Main de fer

À ses côtés, le ministre et député sortant de Montmorency, Jean-François Simard, n’a cessé de mousser sa patronne... et même sa poigne.

«Elle une main de fer dans un gant de velours», a-t-il fait valoir.

Il a ajouté qu’elle était une «une chef d’État mature qui a de la profondeur et du leadership», selon ses mots.

«On a besoin de ce type de leadership dans les moments troubles que nous vivons. Elle saura guider le Québec dans un moment trouble.»

Mme Fréchette était dans Louis-Hébert afin de présenter les deux candidats qui manquaient pour compléter son équipe dans la région de la capitale.

Dans Louis-Hébert, la CAQ a recruté un journaliste, Marc-Antoine Bernier, qui géré la salle de rédaction de TVA à Québec.

Louis-Hébert est hautement symbolique pour la CAQ.

C’est là où le parti de François Legault a fait sa première percée dans la capitale, s’est imposé comme une solution de rechange, voire un gouvernement en attente en 2017, lorsqu’il a fait élire Geneviève Guilbault dans une complémentaire, dans ce qui était vu à l’époque comme un bastion libéral.

Mme Fréchette a par ailleurs présenté sa candidate dans Taschereau, Brigitte Martin, une ex-cheffe de cabinet de la deuxième opposition au conseil municipal de Québec.

La lutte s’annonce chaude dans Taschereau, où la CAQ n’a jamais réussi à percer.

La circonscription est détenue par Québec solidaire depuis 2018 et le PQ souhaitait reprendre son ancien château-fort en présentant lundi Vincent Marissal, député indépendant de Rosemont anciennement de QS, mais il a dû renoncer mercredi, quand on a appris qu’il avait échangé son appartement payé par l’Assemblée nationale pour un hébergement en Europe.

«Je ne découvre pas Taschereau à l’approche d’une élection, je l’ai choisie pour bâtir ma vie», a lancé Mme Martin.

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste