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Santé Québec, on change ou pas? Paul St-Pierre Plamondon pressé par d’autres chefs

Mme Fréchette a attaqué l’idée du PQ de démanteler la structure de Santé Québec pour remplacer la société d’État par une agence.

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«Quels types de changement» souhaitent les Québécois? - Christine Fréchette La cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, s’en est prise au Parti québécois (PQ) mardi matin et a demandé aux électeurs quels «types de changement» souhaitent-ils voir à la conclusion de la course électorale.

La cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, s’en est pris au Parti québécois (PQ) mardi matin et a demandé aux électeurs quels «types de changement» ils souhaitaient voir à la conclusion de la course électorale. On a notamment critiqué l’idée de changer la structure de la toute nouvelle société d’État Santé Québec et a ramené le projet de référendum dans la discussion du jour.

Lors d’une mêlée de presse à Val D’Or, Mme Fréchette a réagi au récent sondage qui indique que près trois Québécois sur quatre désirent un «changement de gouvernement et qu’un nouveau parti dirige le Québec» au terme de la présente élection.

«Je vois que le PQ attire beaucoup l’attention chez les électeurs. Ce que propose comme type de changement le Parti québécois, est-ce vraiment ce que souhaitent les Québécois?», a demandé Mme Fréchette qui a ramené le plan de référendum sur l’indépendance en avant-plan.

«C’est l’engagement premier du PQ […] Alors que l’organisation d’un référendum déplait à plus de 70% des Québécois», a-t-elle rappelé, indiquant que ce changement «fondamental» n’était pas en «adéquation avec ce que souhaite les Québécois».

Santé Québec: on change ou pas ?

Elle a aussi attaqué l’idée du PQ de démanteler la structure de Santé Québec pour remplacer la société d’État par une agence. Elle a également fait valoir que la formation souverainiste voulait «couper l’herbe sous les pieds des PME» dans un contexte de guerre tarifaire avec les États-Unis.

Questionné en point de presse sur la possible abolition de Santé Québec, le chef du PQ Paul St-Pierre Plamondon a réitéré que ce n’étaient pas tous les éléments de la société d’État qui sont «mauvais».

Il a ajouté du même souffle qu’on se trouvait devant «un État dans l’État, une construction bâclée qui repose sur du sable dans le cadre duquel le monstre bureaucratique embauche [de manière] illimitée.»

M. St-Pierre Plamondon mise sur un «rattachement des activités utiles de Santé Québec [...] Au ministère pour donner une reddition de compte au gouvernement sur comment l’on dépense l’argent.»

«Mes adversaires ont voulu parler de brassage de structures pour faire peur. Le vrai brassage de structures, c’était la création de Santé Québec, mais nous, on fait juste enlever une couche, puis rendre ça plus cohérent, mais ce n’est pas un objectif très complexe», a lancé M. St-Pierre Plamondon.

Selon le chef libéral Charles Milliard, Paul St-Pierre Plamondon «veut remplacer une agence par une autre [...] Au lieu d’avoir Santé Québec, on va avoir Québec Santé», a ironisé le chef libéral en conférence de presse à Montréal.

«M. Plamondon commence à regretter sa promesse qui ne tient pas la route du tout, qui ne sert absolument à rien et qui nuit aux 350 000 travailleurs dans le secteur de la santé.»

M. St-Pierre Plamondon estime qu’un changement de structure chez Santé Québec pourrait faire économiser jusqu’à 100 millions à l’État par année.

De son côté, Christine Fréchette a vanté des économies de 1,9 G$ grâce à Santé Québec en un an.

Les plus récents sondages s’accordent sur le fait que la CAQ a une pente abrupte à remonter à six jours du résultat de l’élection. À cet effet, Christine Fréchette a mentionné vouloir aller chercher les votes des électeurs «indécis».

La cheffe caquiste a profité d’un passage à Val-d’Or pour s’engager notamment à rendre gratuits les permis de chasse et de pêche pour les résidants du Québec. La CAQ évalue sa promesse à 50 millions $ par année.

Avec la collaboration de La Presse canadienne