La porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, a fait campagne mardi dans la circonscription de Rosemont, qui est solidaire depuis 2018 et que QS souhaite conserver en misant notamment sur le vote des jeunes.
Ruba Ghazal, accompagnée de jeunes candidats de son parti, a fait un appel aux jeunes dans un parc situé devant le cégep de Rosemont mardi matin, en présentant son parti comme celui qui défendra la social-démocratie contre l’austérité.
«J’ai pu bénéficier du modèle québécois, notamment en étudiant dans les écoles qui avaient de l’allure. J’ai eu accès à des soins au CLSC du coin quand j’en avais besoin. J’ai eu accès à des études supérieures (…) sans me surendetter» et «tout ça m’a été offert par ce que les générations qui m’ont précédée ont bâti et je refuse qu’on détruise tout ce qui a été bâti par ceux qui nous ont précédés. Ça serait une injustice profonde pour les jeunes d’aujourd’hui», a lancé Ruba Ghazal en point de presse.
La porte-parole solidaire a rappelé que son parti s’engage à contrôler les loyers pour que les augmentations soient plafonnées à un maximum de 3 %, à réduire les frais de scolarité de moitié au cégep et à l’université, à rendre le transport en commun gratuit pour les moins de 25 ans, à rémunérer les stages obligatoires et à hausser le salaire minimum à 20 $ de l’heure.
Convaincre des jeunes qui votent moins
Aux élections de 2022, 66 % de la population de 18 ans et plus a voté. La proportion était de 54 % chez les jeunes de 18 à 24 ans et ceux de 25 à 34 ans, comparativement à 78 % chez les personnes de 65 à 74 ans, selon les données d’Élections Québec.
Questionnée à savoir comment convaincre les jeunes d’aller voter lundi prochain, Ruba Ghazal a laissé Marianne Locas Ouimet, qui accompagnait la cheffe solidaire au point de presse, répondre à la question.
La jeune candidate dans Mont-Royal-Outremont, étudiante en droit, a répondu que dans le dernier gouvernement, il n’y avait aucun député de moins de 35 ans, ce qui fait en sorte que les jeunes ne se sentent pas représentés et votent moins, selon elle.
«C’est difficile de voter pour quelqu’un qui ne vit pas dans les mêmes conditions que vous», a-t-elle indiqué en donnant l’exemple de la crise du logement qui touche davantage les jeunes qu’un candidat «qui a peut-être 50 ans et trois enfants».
Dans la circonscription de Rosemont, où avait lieu le point de presse, Québec solidaire mise sur Gisèle Pouhe Njall, une jeune d’origine franco-camerounaise, arrivée au Québec en 2008 pour poursuivre des études en journalisme.
Celle qui siège comme directrice générale du Collectif social, un organisme à but non lucratif, a comme principal adversaire le comédien Pierre-Luc Brillant, du Parti québécois (PQ).
Les projections dans la circonscription de Rosemont montrent une lutte très serrée entre ces deux candidats.
«Les jeunes» dans cette circonscription «peuvent faire la différence», mais «on mise sur tous les gens qui veulent un État fort», a indiqué Ruba Ghazal.
La circonscription de Rosemont était représentée depuis 2018 par l’ex-solidaire Vincent Marissal. Il avait décidé récemment de revenir en politique pour représenter le Parti québécois dans la région de Québec, avant d’être écarté par son chef pour des questions éthiques.
