Québec a communiqué au fédéral les éléments qu’il juge «problématiques» dans les sanctions économiques mises en place contre les États-Unis, a indiqué mardi la première ministre sortante et cheffe caquiste Christine Fréchette.
Ce sont des contre-mesures que remettent en question les entreprises elles-mêmes, a-t-elle expliqué en conférence de presse à Saint-Zotique, dans le cadre de la campagne électorale.
Car Ottawa et Québec ne sont pas au diapason concernant la réponse à l’escalade dans la guerre commerciale avec Washington.
En réponse aux derniers droits de douane annoncés par l’administration Trump, le gouvernement Carney a en effet annoncé le 25 août des contre-mesures, des droits de douane qui ripostent «dollar pour dollar» aux sanctions américaines.
Ce n’était pourtant pas la solution préconisée par Mme Fréchette qui l’avait fait savoir à quelques reprises.
Au début de la campagne électorale, Mme Fréchette avait indiqué que son gouvernement analysait l’impact économique des mesures annoncées par Ottawa.
«On a discuté avec les entreprises pour identifier justement ces contre- mesures problématiques et on en a fait part au fédéral», a-t-elle expliqué mardi.
«On s’est fait les porte-parole des entreprises qui voyaient dans certains ‘contretarifs’ des enjeux potentiels pour leurs activités», a-t-elle poursuivi.
Le fédéral est en train d’analyser les observations du Québec et prendra par la suite une décision, a poursuivi la cheffe de la CAQ.
Mme Fréchette a refusé de préciser quels secteurs de l’économie avaient soulevé des préoccupations au gouvernement.
