Pour régler rapidement les problèmes d’interruptions de services en obstétrique en région, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon s’est engagé lundi à abattre les obstacles au recrutement dans le mois qui suivra l’élection, s’il est appelé à former le prochain gouvernement.
Il a rencontré lundi des professionnels de la santé et des patients à Lac-Mégantic, une des régions touchées par des problèmes de couverture de services, comme d’autres dans le Témiscouata, en Gaspésie, sur la Côte-Nord et aux Îles-de-la-Madeleine.
Avec l’ajout du PQ, ce sont désormais les cinq principaux partis du Québec qui se sont engagés pour le maintien durable de l’obstétrique dans toutes les régions du Québec, s’est réjouie la Dre Anne Gauvin, dans un point de presse avec le chef péquiste, à la suite d’une rencontre, devant l’hôpital de Lac-Mégantic.
Une patiente, Roxanne Bizier-Lacroix, a témoigné de la qualité des services dont elle avait pu bénéficier il y a deux ans et a déploré que des femmes ne puissent aujourd’hui avoir accès aux mêmes services.
«J’ai pu bénéficier de services de qualité pour le suivi de ma grossesse tout au long. J’ai eu des monitoring irréguliers et même des hospitalisations. Je n’imagine pas ce que les femmes aujourd’hui doivent vivre, quand elles doivent faire 100 kilomètres pour avoir accès à ces suivis-là à Sherbrooke.»
M. St-Pierre Plamondon a imputé le problème des nombreux bris de services en obstétrique à la trop grande centralisation du réseau opérée par le gouvernement caquiste.
Ainsi, les gestionnaires locaux arrivent à recruter des candidats pour pourvoir les postes et assurer le service, mais ils n’auraient pas l’autorisation d’embaucher, a expliqué le chef péquiste.
«Je m’engage dans le mois à aller rencontrer tous les gestionnaires qui ont pris des décisions qui vous empêchent de recruter», a-t-il lancé aux intervenants présents.
«On peut dialoguer avec les gestionnaires pour demander pourquoi est-ce qu’ils sont pris dans cette espèce de ce vide en matière de ressources humaines», a poursuivi le chef péquiste.
Il a fait valoir que les solutions aux bris de services sont différentes selon les régions, que ce soit l’Outaouais, le Nord du Québec, et donc il faudra des solutions différentes et adaptées.

