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«Oh! Là, là...»: les défis du nouveau gouvernement péquiste, selon Pauline Marois

Pauline Marois est fière de son parti mais ne cache pas que certains défis se dresseront sur le chemin du nouveau premier ministre St-Pierre Plamondon.

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«Oh! Là, là...» Les défis du nouveau gouvernement péquiste, selon Pauline Marois

Le Québec s’est levé mardi matin avec un tout nouveau paysage politique mardi matin. Un gouvernement péquiste prendra les rênes de l’État au cours des prochains jours, l’équipe caquiste de Christine Fréchette a été éradiquée de la carte et les conservateurs font leur entrée à l’Assemblée nationale par la grande porte.

Le Parti québécois (PQ) a remporté son pari de gouverner la province, mais c’est dans un contexte minoritaire qu’il devra diriger.

Tous les résultats de l’élection

Pour les troupes péquistes, il s’agit d’un retour dans un rôle de gouvernement depuis l’élection en 2012 de la formation souverainiste qui était alors menée par Pauline Marois, avec qui Noovo Info s’est entretenu mardi matin lors d’une émission de lendemain de scrutin sur Crave.

L’ex-première ministre n’a pas caché sa joie de revoir son parti retourner à l’Assemblée nationale pour gouverner. Elle n’a pas caché non plus que les défis pour le premier ministre élu, Paul St-Pierre Plamondon, sont nombreux et complexes.

«Un gouvernement péquiste dirigé par un homme intègre et de grandes qualités. Je suis très fière de mon parti et du fait qu’il puisse maintenant diriger le Québec», a-t-elle dit lors d’une entrevue avec la cheffe d’antenne Marie-Claude Paradis Desfossés.

Mais, estime la première femme à occuper les fonctions de première ministre de l’histoire du Québec, il devra obligatoirement travailler avec les oppositions pour trouver des voies de passage.

Elle ne doute cependant pas que «l’intégrité et la détermination qui caractérisent» M. St-Pierre Plamondon lui permettront d’arrivée à ses objectifs. «Il faudra peut-être arrondir les coins sur certaines propositions qu’on a faits», a spécifié Mme Marois.

Le statut minoritaire du PQ risque de compliquer le processus pour ce qui tient le plus à cœur à M. St-Pierre Plamondon: le référendum sur l’indépendance de la nation.

Des défis et de l’ouverture

Quel sera le plus grand défi de PSPP selon Mme Marois ? «Ho lala. Ce sera de respecter les engagements qu’il a pris dans un contexte très difficile au plan budgétaire. On l’a vu dans les derniers budgets, il y a des déficits à rattraper, des corrections à apporter et les besoins sont immenses», a-t-elle expliqué.

Elle a salué l’ouverture dont a fait preuve Paul St-Pierre Plamondon lors de son discours de victoire lundi soir. Devant une foule survoltée, il a réitéré qu’il sera le premier ministre de «tous les Québécois» et a indiqué que le Parti québécois «sera un parti qui tendra la main» tant aux oppositions à Québec ou à Ottawa, qu’à tous les citoyens.

Sur un autre dossier, Mme Marois estime qu’il faudra mettre des sommes importantes à «court, moyen et long terme» pour contrer l’itinérance dont le phénomène prend de l’ampleur au Québec.

Rappelons qu’elle a récemment rencontré tous les chefs des principaux partis pour établir un plan d’action pour lutter contre le problème.