🗳️ Élections Québec 2026

Les premières promesses électorales de la CAQ, du PLQ, du PQ, de QS et du PCQ

La campagne électorale 2026 a été déclenchée au Québec jeudi, mais on connaît déjà les grandes lignes des programmes des partis en lice, car les chefs ont abondamment affiché leurs couleurs dans les semaines qui ont précédé la dissolution de l’Assemblée nationale.

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Les premières promesses électorales de la CAQ, du PLQ, du PQ, de QS et du PCQ

La campagne électorale 2026 a été déclenchée au Québec jeudi, mais on connaît déjà les grandes lignes des programmes des partis en lice, car les chefs ont abondamment affiché leurs couleurs dans les semaines qui ont précédé la dissolution de l’Assemblée nationale.

DOSSIER | ÉLECTIONS QUÉBEC 2026

Voici ce que la première ministre sortante Christine Fréchette, cheffe d’Équipe Christine Fréchette - Coalition avenir Québec (CAQ), ainsi que ses adversaires Charles Milliard, Paul St-Pierre Plamondon, Éric Duhaime et les co-porte-paroles solidaires Ruba Ghazal et Sol Zanetti ont, entre autres, promis aux Québécois à l’été.

Équipe Christine Fréchette – CAQ

«On le sait, avec la hausse du coût de la vie, c’est important d’agir pour réduire la pression sur le portefeuille des Québécois», a déclaré Mme Fréchette à la mi-août lors de l’annonce d’une entente entre Québec et Terre-Neuve-et-Labrador dans le dossier de Churchill Falls.

Le lien entre l’accord hydroélectrique entre les deux provinces, selon la successeuse de François Legault, c’est que l’entente permettra de «mettre plus d’argent dans les poches des Québécois».

Car le coût de la vie, pour Équipe Christine Fréchette et les autres partis, sera une priorité du prochain gouvernement du Québec. Si elle est réélue première ministre, Mme Fréchette promet de sceller le contrat à 70 milliards de dollars de Churchill Falls, dont les travaux doivent, à terme, générer des dizaines de milliers de mégawatts, dont 10 700 pour le Québec.

Parti québécois

Paul St-Pierre Plamondon et le Parti québécois (PQ) promettaient depuis des années un référendum sur la souveraineté du Québec s’ils formaient le prochain gouvernement de la province.

Cette promesse a été modifiée dans les jours précédant le déclenchement de la campagne électorale en raison d’un autre déclenchement, celui de la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis entourant les tarifs douaniers.

«Le PQ s’engage à ne pas tenir de référendum sur la souveraineté tant que Donald Trump sera président des États-Unis», a dit «PSPP», devant l’instabilité économique émanant du conflit.

D’autres promesses du PQ | Le PQ s’engage à abolir Santé Québec, l’agence gouvernementale créée par le gouvernement de la CAQ en 2023 dans un projet de réforme du système de santé; concernant le projet de 3e lien reliant Québec à la rive Sud de la Capitale nationale, le PQ privilégie un pont pour le transport en commun, mais pas à tout prix.

PLQ

Pour convaincre les électeurs, le chef libéral doit redorer l’image du parti. Charles Milliard veut présenter le Parti libéral (PLQ) comme étant une équipe économique.

M. Milliard, ancien président-directeur général de la Fédération des Chambres de commerce du Québec (FCCQ), a notamment présenté quatre nouvelles promesses pour les petites et moyennes entreprises cet été.

Le leader libéral, qui a remplacé Pablo Rodriguez à la suite de sa démission liée aux controverses du PLQ, dit notamment à s’engager à mettre fin aux principes du plus bas soumissionnaire dans les appels d’offres publiques.

«Je vais faire personnellement une tournée pancanadienne pour aller bâtir des alliances avec les autres associations économiques, les autres décideurs politiques partout au Canada», a aussi mentionné M. Milliard.

Québec solidaire

Québec solidaire (QS) a aussi fait promesses en pré-campagne électorale. Le parti co-dirigé par Ruba Ghazal et Sol Zanetti a notamment présenté neuf engagements qui seraient réalisés par QS pendant les 100 premiers jours suivant son arrivée au pouvoir.

On parle d’augmenter le salaire minimum à 20 $, de fixer les hausses de loyer au niveau de l’inflation, de créer un ministère priorisant la lutte aux violences faites aux femmes et de réformer le mode de scrutin.

En d’autres mots, il faut s’attaquer au coût de la vie pour les Québecois, selon QS.

«Ce qu’on va faire pendant la campagne électorale, c’est de parler de la question environnementale qui est fondamentale», a aussi dit Mme Ghazal cet été, mais la question de l’Environnement n’est pas identifiée comme un des cinq grands thèmes de la campagne solidaire. À l’époque où Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé dirigeaient le parti, c’était l’un des fers de lance de la formation.

C’est encore une priorité, dit quand même Mme Ghazal. «Je veux dire, après l’été qu’on vient de passer où il y a eu des feux partout, puis des inondations. On ne peut pas faire semblant puis rouler comme avant.»

Sauf que le vrai «fer de lance» solidaire en 2026, «ça va être le transport en commun», à risque de réduction de ses services en raison des coûts qui d’opération qui augmentent et en manque de financement, selon plusieurs acteurs du milieu.

D’autres promesses de QS | QS croit pouvoir soutenir «massivement» l’agriculture locale grâce à un réseau national d’épiceries publiques. Le parti avait aussi promis au printemps taxer davantage les grandes fortunes dépassant la barre des 25 millions $.

PCQ

Du côté du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime souhaite faire le ménage dans la fonction publique. Encore faut-il que Duhaime et son parti parviennent à faire un député, ce à quoi ils ont échoué lors des élections de 2022.

Dans un univers où les conservateurs prendraient le pouvoir, ils «dégraisseront la machine de l’État» et couperont dans ce qu’ils qualifient de «gaspillage» de l’État, pour reprendre les termes qu’a utilisés Éric Duhaime cet été.

«On veut éliminer 20 000 postes dans la fonction publique», a promis le chef du PCQ. «Donc, il va falloir qu’on ait de l’agilité.»