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Les libéraux veulent plafonner les hausses de loyer dans les RPA

Le pourcentage de ce plafonnement n’est toutefois pas encore déterminé. Il variera d’année en année.

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CM PLQ 3008 Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, prend la parole lors d’une conférence de presse à Québec, le dimanche 30 août 2026. (Jacques Boissinot/La Presse Canadienne)

C’est au tour des libéraux de courtiser les aînés. Le chef libéral, Charles Milliard, promet de plafonner les hausses du loyer et des services dans les résidences privées pour aînés (RPA). 

Également, si une résidence souhaite défoncer ce plafond, elle devra démontrer devant le Tribunal administratif du logement (TAL) que la hausse est justifiée. Actuellement, c’est la responsabilité de la personne aînée de contester. Les libéraux proposent donc de renverser ce fardeau. 

Le pourcentage de ce plafonnement n’est toutefois pas encore déterminé. Il variera d’année en année.

«Je ne lance pas des chiffres ici et là pour faire la Une des journaux comme d’autres. C’est pas mon style. Ce que je vous dis c’est le principe. On va s’asseoir avec le TAL. On va s’asseoir avec les partenaires. Je ne pars pas en guerre contre les résidences, je pars en guerre contre les injustices envers nos aînés», a expliqué Charles Milliard en point de presse dimanche à Québec. 

«Cette nouvelle protection ne pourra toutefois jamais se faire au détriment des soins. Une RPA ne pourra pas réduire la fréquence ou l’intensité des soins essentiels dont bénéficie un résident simplement pour respecter le plafond», assure le Parti libéral du Québec (PLQ) par voie de communiqué dimanche. 

Le PLQ indique qu’il va proposer un «accompagnement particulier» pour les petites RPA en région. Le chef libéral n’a pas voulu dire combien pourrait coûter cette aide. 

«J’ai le chiffre, mais je vais le présenter dans le cadre financier dans les prochains jours», a-t-il affirmé. 

Les libéraux soutiennent que le coût moyen d’un logement en RPA a augmenté de 18 % en quatre ans. 

«Situation critique»

Charles Milliard a aussi profité de son annonce pour écorcher ses adversaires dans la campagne. Il a accusé la Coalition avenir Québec (CAQ) d’être responsable de la fermeture de 760 petites résidences pour aînés au cours des huit dernières années. 

«On ne me fera pas dire que ce gouvernement-là a pris soin de nos personnes âgées (...) Leur slogan “Avançons”, je pense que c’est surtout pour qu’on évite de regarder dans le rétroviseur et qu’on voit les nouvelles désastreuses comme celle que je vous ai mentionnée ce matin sur les petites résidences», a raillé le chef libéral. 

Charles Milliard a aussi affirmé que la volonté du Parti québécois (PQ) de réduire l’immigration de manière «significative» aura un impact sur la pénurie de main-d’œuvre dans les RPA. 

«On va exacerber un problème qui est déjà en situation critique», a-t-il soutenu. 

«On va mourir un jour»

Hasard (ou pas…), le chef libéral a croisé plus tard dans sa journée Céline Simard, une aînée de 73 ans qui lui a demandé ses solutions pour les personnes comme elle qui habite dans un logement qui n’est pas une RPA et qui coûte très cher. 

«Je pense qu’il faudrait resserrer la vis de certains promoteurs. Il y a beaucoup d’escroquerie là-dedans», a suggéré celle qui paie 2600 $ de loyer.

Le chef libéral n’a pas voulu se prononcer tout de suite, affirmant qu’il allait annoncer son plan en matière de logement dans les prochains jours. 

«Mais je sais que c’est un enjeu pour les personnes âgées. Il y a le stress qui vient avec ça», a-t-il dit. 

Vraisemblablement, Mme Simard a aimé sa discussion avec Charles Milliard, qu’elle qualifie de «très intéressant». Mais pourrait-elle voter pour lui aux prochaines élections ?

«Je peux pas me prononcer tant qu’il ne m’arrivera pas avec une solution (...) Je ne peux rien garantir. La seule chose qu’on peut garantir, c’est qu’on va mourir un jour», lance-t-elle en riant. 

La pétanque tombe à l’eau 

Pour sa quatrième journée de campagne, le chef libéral a aussi visité la Ferme François Gosselin sur l’île d’Orléans. 

Ce fut l’occasion de discuter avec les propriétaires de l’importance des travailleurs étrangers temporaires et de manger de succulentes fraises et framboises. Pour le dîner, il s’est offert des guédilles crevettes et saumon. 

Une averse qui s’est abattue sur la ville de Québec a toutefois changé les plans d’après-midi du chef libéral qui a dû annuler sa partie de pétanques. Il a plutôt offert une mêlée de presse aux journalistes dans un endroit couvert.  

La journée du chef libéral va se terminer à Montréal où il fera des annonces lundi. 

Thomas Laberge

Thomas Laberge

Journaliste