L’organisme québécois chargé de la supervision des élections a reçu un afflux de plaintes après avoir annoncé qu’il enverrait des guides d’information rédigés uniquement en français à tous les électeurs en vue des élections du 5 octobre.
Des documents publiés en vertu de la Loi sur l’accès à l’information révèlent qu’Élections Québec a reçu 160 plaintes en l’espace de cinq jours après que l’organisme eut annoncé ce changement sur son site web le 1er septembre.
L’organisme a expliqué avoir pris cette décision en raison d’une loi provinciale adoptée en 2022, qui fait du français la seule langue de communication des institutions publiques.
Un habitant de Westmount a également saisi la justice pour contester cette décision.
Cette contestation judiciaire a conduit un juge de la Cour supérieure du Québec à ordonner à l’organisme, le 16 septembre, d’envoyer par courrier des cartes de rappel aux électeurs dans les deux langues.
La décision de justice a temporairement suspendu les dispositions de la Charte de la langue française du Québec afin de laisser à l’organisme le temps d’imprimer les cartes de rappel.
Derek Heatherington, un professeur d’université à la retraite vivant dans la région des Cantons-de-l’Est, a partagé un modèle sur les réseaux sociaux afin d’aider d’autres personnes à déposer des plaintes auprès d’Élections Québec.
Il a indiqué avoir voulu agir contre ce qu’il qualifie de «dissuasion des électeurs».
Il espère que ces plaintes contribueront à faire évoluer de manière permanente la législation sur la langue française.
