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Le PQ critique le plan de Mark Carney pour une hausse éventuelle de l’immigration

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Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, prend la parole lors d'un arrêt de campagne à Saint-Jérôme, le mercredi 2 septembre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, prend la parole lors d'un arrêt de campagne à Saint-Jérôme, le mercredi 2 septembre 2026. Crédit image | PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Christinne Muschi)

Une hausse de l’immigration au Québec décidée par le gouvernement Carney serait un «abus de pouvoir antidémocratique», a dénoncé le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon, mercredi .

La veille, dans une entrevue au «New York Times», Mark Carney a évoqué une hausse contrôlée de l’immigration. Selon lui, il reste à décider quand elle aura lieu.

En pleine campagne électorale au Québec, alors que l’enjeu de l’immigration fait l’objet de débats, M. St-Pierre Plamondon a sauté dans la mêlée, lui qui veut réduire le seuil d’immigration permanente et le nombre de temporaires.

L’immigration est une compétence partagée entre Québec et Ottawa, mais c’est le fédéral qui choisit les travailleurs temporaires et qui décide du sort des demandeurs d’asile.

«Le Québec est une démocratie et nous allons nous-mêmes déterminer les niveaux d’immigration qui correspondent à notre capacité d’accueil et c’est sûrement pas au fédéral d’agir unilatéralement comme ils l’ont fait souvent au cours des dernières années», a plaidé le chef du Parti québécois (PQ), en mêlée de presse à Rouyn-Noranda, dans le cadre d’un blitz de fin de campagne.

Il soutient qu’Ottawa agit de façon antidémocratique et empiète constamment sur les pouvoirs des provinces.

«Il contrôle les aéroports, les frontières, il augmente le nombre de temporaires, puis ensuite il envoie le message qu’un temporaire est un permanent, puis on n’a pas le choix de se plier à sa volonté unilatérale qui fait l’objet d’aucune planification ni de débat démocratique. C’est antidémocratique. Et c’est ça le gouvernement fédéral, c’est un gouvernement basé sur l’abus de pouvoir.»

Le chef du PQ a reconnu qu’il y a des besoins de main-d’œuvre à combler dans les régions, notamment en Abitibi-Témiscamingue, mais aussi en Gaspésie où il devait se rendre peu après, mais la décision revient au Québec, a-t-il martelé.

«C’est à nous de gérer ça», a tranché le chef péquiste.

Engagements pour la réconciliation

Le PQ a par ailleurs proposé à l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation de mettre en place des cours de langue et de culture autochtones dans les écoles primaires et secondaires. 

Le parti a dévoilé plus tôt mercredi des engagements pour travailler à la réconciliation avec les Premières Nations et Inuit.

Le parti veut ainsi offrir aux Québécois et aux Autochtones des cours complémentaires à l’école qui leur permettraient d’en apprendre davantage sur les langues et coutumes des différentes communautés.

Il précise qu’il consultera les Premières Nations et Inuit en amont pour «élaborer un plan visant à renforcer la vitalité des langues autochtones partout sur le territoire québécois».

Le parti mettrait aussi en place une «Maison des savoirs», qui serait «le premier établissement d’enseignement universitaire par et pour les peuples autochtones».

«À travers les rencontres que Pascal Paradis et moi avons tenues avec différents chefs dans les derniers mois, nous avons pris acte de l’importance de refonder sur les bases du respect et du dialogue la relation avec les nations autochtones», a souligné le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, dans un communiqué.

«C’est pourquoi nous présentons aujourd’hui des engagements qui favoriseront la compréhension mutuelle et la coconstruction nécessaires à la réconciliation avec les Premières Nations et Inuit.»

Avec le Jour J qui approche lundi prochain, la caravane péquiste multiplie les activités, mercredi. Le chef fera des arrêts en Abitibi-Témiscamingue, sur la Côte-Nord et en Gaspésie.

À Baie-Comeau, il doit d’ailleurs faire une apparition au Centre d’amitié autochtone de Manicouagan, où il sera probablement question de ses engagements du jour.