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«Épouvantable»: Ruba Ghazal s’indigne des propos tenus par PSPP sur l’immigration

Paul St-Pierre Plamondon venait de faire un lien entre la surpopulation dans les écoles et l’arrivée d’immigrants.

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QS annonce 29 aout La co-porte-parole de Québec Solidaire, Ruba Ghazal, aborde le sujet des transports en commun lors d'une activité de campagne à Québec, le samedi 29 août 2026. Les Québécois se rendront aux urnes pour des élections générales le 5 octobre. Le candidat Étienne Grandmont, à gauche, et le co-porte-parole Sol Zanetti, à droite, l'observent. (Jacques Boissinot/La Presse Canadienne)

L’immigration est une richesse, a soutenu samedi matin la porte-parole de Québec solidaire (QS), Ruba Ghazal, en répliquant aux propos tenus par le chef péquiste sur l’immigration.

Paul St-Pierre Plamondon venait de faire un lien entre la surpopulation dans les écoles et l’arrivée d’immigrants, ce qui a irrité Mme Ghazal.

«Je trouve ça épouvantable que Paul St-Pierre Plamondon continue de parler de l’immigration de façon aussi négative», a lancé Mme Ghazal lors d’un point de presse à Québec, en compagnie de son co-porte-parole, Sol Zanetti, et du député sortant de Taschereau, Etienne Grandmont.

«J’ai moi-même été cette enfant immigrante, a rappelé l’aspirante première ministre d’origine palestinienne et née au Liban. À l’âge de dix ans, j’ai été à l’école publique québécoise et c’est grâce à cette école là que je suis ici devant vous.»

Elle a invité les partis politiques «à faire attention» à la manière dont ils débattent de cet enjeu sur la place publique.

«Quand on regarde le déficit de maintien dans nos infrastructures, notamment dans les écoles, le manque d’espace, on ne peut pas juste dire que c’est à cause de l’immigration. Ces problèmes-là existaient avant», a fait valoir Mme Ghazal.

Transport

Pour marquer le troisième jour de la campagne, QS s’est engagé à réparer et développer les réseaux de transport en commun de la province. Le parti promet d’investir autant d’argent dans ces infrastructures que dans celles destinées au transport routier.

S’il est porté au pouvoir, un gouvernement solidaire lancera «le plus grand chantier de réparation des infrastructures de transport en commun», a déclaré Mme Ghazal.

Ces promesses visent principalement les grands centres urbains, notamment la région du Grand Montréal, où la formation politique espère conserver ses sept sièges.

QS souhaite rénover le métro de Montréal «qui tombe en ruines», en plus de le rendre entièrement accessible aux usagers à mobilité réduite et de prolonger la ligne orange à Laval. Le parti promet également de réaliser le «projet structurant dans l’Est de Montréal».

Les villes de Québec et de Gatineau ne seront pas en reste, puisque le parti souhaite y poursuivre le développement de leurs projets de tramway respectifs.

Le parti de gauche estime que ces chantiers colossaux coûteront 23 milliards $ sur 10 ans, un investissement nécessaire pour favoriser la transition écologique, a soutenu Mme Ghazal.

«Tous les partis politiques qui ont été au pouvoir ont négligé d’entretenir ce qu’on a déjà construit, et plus on attend, plus ça coûte cher», a-t-elle soutenu.

Où le parti compte-t-il trouver ces milliards ? L’aspirante première ministre n’a pas répondu directement à la question. Elle s’est contentée de dire que le parti présentera au cours de la campagne «un cadre financier rigoureux, extrêmement rigoureux, extrêmement réfléchi».