Le Parti conservateur du Québec (PCQ) a présenté différentes mesures lundi matin pour faire en sorte que les syndicats rendent davantage de comptes aux travailleurs qu’ils représentent.
Le chef du PCQ, Éric Duhaime, a proposé quatre mesures pour que les syndicats soient «au service des travailleurs» et «pas l’inverse».
Le PCQ propose un «droit de retrait individuel» pour les cotisations consacrées à des activités «politiques ou idéologiques».
Éric Duhaime veut aussi imposer un «scrutin secret obligatoire» pour l’accréditation syndicale et instaurer des votes périodiques sur le maintien de cette accréditation.
«C’est fini les votes à main levée avec les goons du syndicat en arrière qui surveillent», a indiqué le chef conservateur.
Le Parti conservateur du Québec compte également rendre publics les états financiers et les dépenses syndicales, «dans le respect de l’anonymat des membres».
«Les syndicats au Québec bénéficient d’un privilège qu’aucune autre organisation ne bénéficie au Québec. C’est-à-dire qu’ils peuvent aller chercher de l’argent contre votre volonté sur votre chèque de paye (...) à partir de ce moment-là, quand tu as des privilèges, tu as aussi des obligations et, dans ce cas-ci, c’est celle de faire preuve de transparence», a commenté le chef du PCQ.
Éric Duhaime propose aussi de mettre en place un mécanisme de plainte confidentiel qui serait géré par le Tribunal administratif du travail.
«Le tribunal du travail existe déjà, il est déjà en place, il est déjà là pour accueillir des plaintes donc il va faire son travail», a indiqué M. Duhaime.
«Être protravailleur, c’est permettre à chacun de choisir ce qu’il finance, de voter librement, de savoir où va son argent et de faire respecter ses droits», a déclaré Éric Duhaime, qui soutient que les mesures présentées donnent «aux travailleurs plus de liberté».
Selon le chef du PCQ, «il y a juste un parti au Québec qui ose pour vrai critiquer les dérives syndicales» et «prendre la défense des travailleurs devant les grosses centrales et c’est le Parti conservateur du Québec».
Amiante: trop de règlements
En après-midi, le chef conservateur a dénoncé «la surrèglementation» qui, selon lui, pénalise la ville de Thetford Mines et les municipalités des régions amiantifères.
Selon le PCQ, il y a «trop de règlements, trop de délais et trop de procédures» concernant les soldes amiantés, ce qui fait «exploser les coûts des projets municipaux et privés».
Il a également brièvement commenté la sortie du président américain Donald Trump qui compte empêcher Bombardier de vendre ses produits aux États-Unis.
«J’ai compris qu’il a pété une coche sur les réseaux sociaux dans les dernières heures», mais «attendons de voir les détails», a indiqué le chef du PCQ.
