Le Parti conservateur du Québec (PCQ) a présenté sa plateforme économique lundi matin, une vision qui s’articule sur «quatre grands chantiers pour moderniser le Québec».
Le parti d’Éric Duhaime propose de retourner à l’équilibre budgétaire en quatre ans, «notamment en contrôlant la croissance des dépenses, en révisant les programmes gouvernementaux et en modernisant l’État».
«On ne peut pas continuer à faire toujours plus de la même chose et espérer des résultats différents. Le Québec a besoin de changement», a-t-il plaidé. «Il faut avoir le courage de revoir nos façons de faire et de le moderniser.»
Les conservateurs veulent aussi «bâtir une économie plus compétitive, en réduisant le fardeau fiscal et réglementaire qui nuit aux entreprises et à l’investissement».
Le PCQ a aussi l’intention d’offrir une «réduction historique du fardeau fiscal des particuliers» afin de «récompenser davantage le travail».
«On souhaite bâtir un État plus agile, favoriser la création de richesse et redonner davantage de marge de manœuvre aux citoyens et aux entrepreneurs», a pour sa part plaidé Adrien Pouliot, porte-parole des conservateurs en matière d’économie et de finances publiques.
Le quatrième «grand chantier» est de «réparer le Québec avant de construire du neuf, en accordant une plus grande priorité à l’entretien des routes, des écoles et des infrastructures existantes».
L’équipe d’Éric Duhaime promet de «couper dans le gras» des dépenses de l’État et croit pouvoir économiser 47 milliards $ en cinq ans.
Un plan contre Trump
Lors du point de presse, M. Duhaime a soutenu que la «meilleure façon de battre M. Trump» est d’être autosuffisant et de devenir une «super-puissance énergétique» notamment au niveau de l’exploitation des ressources naturelles, dont le gaz naturel.
Concernant l’élimination des barrières interprovinciales, le chef conservateur dénonce la position du gouvernement caquiste à ce sujet.
«Le Québec est le cancre des barrières interprovinciales au Canada et on est ceux qui en comptons le plus», a-t-il dénoncé lundi matin. «On dénonce les tarifs de Trump, mais on est les pires à imposer des tarifs à nos voisins et à notre principal partenaire économique, le Canada. Ça a des coûts immenses sur l’économie québécoise et canadienne.»
Il aurait posé des questions à la première ministre Christine Fréchette lors de la réunion avec les autres chefs des partis d’opposition en fin de semaine. «Cela ne faisait pas partie de sa liste des choses à faire malheureusement», a-t-il dit en point de presse. «Elle n’avait pas de plan et de vision à long terme à cet enjeu.»

