🗳️ Élections Québec 2026

L’année 2026 sera celle des conservateurs, croit Éric Duhaime

«Cette année, c’est notre année.»

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Eric Duhaime Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, salue la foule en descendant de son autobus de campagne pour rejoindre les candidats lors d’une conférence de presse à Sainte-Claire, au Québec, le jeudi 27 août 2026. Le Québec tiendra des élections provinciales le 5 octobre 2026. (Jacques Boissinot/La Presse canadienne)

Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, nourrit beaucoup d’espoir pour les élections du 5 octobre, espérant que sa formation enregistrera des percées significatives auprès de l’électorat. 

«Cette année, c’est notre année. 2026, c’est l’année des conservateurs», a dit M. Duhaime, jeudi après-midi, au lancement de sa campagne électorale dans Bellechasse, la circonscription où il tentera de se faire élire. 

Selon lui, le «dynanisme» est du côté de son parti. «Nos idées progressent. Nos idées font du chemin. Les autres partis en sont même rendus à nous voler nos idées», a déclaré M. Duhaime en point de presse devant l’usine Prevost Car, à Sainte-Claire, dans Chaudière-Appalaches. 

Il a affirmé au cours des derniers mois avoir l’ambition de faire élire au moins 12 députés cet automne. La campagne conservatrice évitera de «s’éparpiller» comme en 2022, a soutenu M. Duhaime, précisant savoir maintenant «où sont ses électeurs». 

Un récent sondage Léger suggère que le PCQ est en tête sur la Rive-Sud de Québec, avec 36 % des appuis. Sur la Rive-Nord, dans la Capitale-Nationale, les conservateurs provinciaux seraient au coude à coude avec le Parti québécois, avec 30 % des intentions de vote. 

M. Duhaime désigne le cynisme des électeurs envers la politique comme son principal adversaire. 

«Le succès du Parti conservateur, vous allez le mesurer le 5 octobre avec le taux de participation. (...) Les gens qui sont cyniques, souvent, restent chez eux. Et moi, ma crainte, c’est que les gens n’aillent plus voté parce qu’ils ont perdu confiance», a-t-il avancé, ajoutant que la clientèle conservatrice est plus jeune que celle de ses adversaires et aurait donc moins tendance à aller voter. 

Le chef conservateur a été confronté aux propos controversés tenus dans le passé par certains de ses candidats et qui ont récemment refait surface. Questionné à savoir si cela pourrait nuire au succès de son parti, M. Duhaime a répondu que «c’est une distraction qui va être passagère».

«Ce n’est pas de ça que les Québécois nous parlent», a-t-il fait valoir, évoquant aussi que d’autres chefs de parti ont également été rattrapés par des déclarations controversées de certains de leurs candidats. 

Des baisses d’impôt plutôt que des subventions

La question des droits de douane imposés par Washington s’est sans surprise invitée au premier jour de la campagne électorale. 

M. Duhaime s’en est pris aux mesures de la première ministre sortante et cheffe caquiste, Christine Fréchette, pour aider les entreprises. 

«Qu’est-ce qu’elle a fait dans la nuit de vendredi à samedi? Elle s’est rendu compte qu’il y avait un protectionniste qui avait été élu à la Maison-Blanche à Washington. Et là, elle a sorti le chéquier et elle veut donner des prêts aux entreprises», a affirmé M. Duhaime, qui prône des baisses d’impôts aux entreprises plutôt que des subventions. 

Selon lui, Mme Fréchette tente d’instrumentaliser la crise commerciale avec les États-Unis. Il estime toutefois que «les Québécois ne sont pas dupes».

«Les Québécois savent qu’on arrive dans cette crise-là avec un genou à terre parce que notre gouvernement dépense puis gaspille trop et on veut remettre le Québec en marche en ayant une économie plus saine», a lancé M. Duhaime. 

Il a rappelé sa promesse de couper 47 milliards $ en cinq ans en faisant un grand ménage des finances publiques.

M. Duhaime entend parler beaucoup d’économie au cours de la campagne électorale. 

Frédéric Lacroix-Couture

Frédéric Lacroix-Couture

Journaliste