La région de la Capitale-Nationale a pratiquement changé entièrement de couleurs lors des élections provinciales de lundi. Malgré la vague conservatrice et la présence de Québec solidaire dans certains bastions, la circonscription de Jean-Talon est passé aux mains du Parti libéral du Québec.
Le péquiste Pascal Paradis a dû s’avouer vaincu devant la libérale Julie White.
En entrevue avec Noovo Info, la députée élue a indiqué qu’elle n’était pas surprise de sa victoire.
«On avait des données et des chiffres qui nous disaient qu’on s’enlignait vers ça», a-t-elle lancé, soulignant être très heureuse des résultats de lundi.
Rappelons que Jean-Talon a connu un long historique libéral, avant l’ère caquiste.
Mme White croit d’ailleurs que la personnalité de son chef, Charles Milliard, a réussi à faire pencher la balance, tout comme la question référendaire.
Elle raconte d’ailleurs que plusieurs personnes l’ont arrêté durant sa campagne pour lui dire qu’ils ne voulaient pas que le Québec devienne un pays.
Même si Jean-Talon est la seule circonscription libérale dans la Capitale-Nationale, Mme White croit qu’elle pourra s’allier avec les députés conservateurs et solidaires de la région afin d’exercer «un grand levier face au gouvernement».
«On parle de logement, d’itinérance, de grands projets et il faut mettre ça de l’avant. Si les oppositions on n’est capable de travailler de cette façon, je pense que la Capitale-Nationale va s’en sortir beaucoup plus forte après ce mandat-ci», dit-elle.

