La candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Montarville, Nathalie Roy, ne fait pas campagne en défendant les idées et le bilan de sa formation politique, pourtant au gouvernement depuis huit ans. Son argument: elle est encore présidente de l’Assemblée nationale et donc «neutre». Elle qualifie son approche d’«inédite».
«J’ai dit que je ne vendrai pas les programmes des partis et que je ne démolirai pas les programmes des autres. (...) Je n’ai pas fait une campagne de débats d’idées entre les différents candidats qui se présentaient», a-t-elle expliqué aux journalistes samedi matin.
Nathalie Roy était pourtant aux côtés de la cheffe de la CAQ, Christine Fréchette, ainsi que de plusieurs candidats caquistes lors d’une mêlée de presse à Longueuil. Derrière elle, on pouvait voir l’autobus de campagne caquiste.
Mme Roy s’est défendue en disant qu’elle était présente «par solidarité» avec ses collègues. Elle assure toutefois endosser «tout» le bilan de la CAQ, même si elle ne le défend pas en campagne.
Questionnée sur les déclarations de sa candidate, Christine Fréchette a répondu: «Mme Roy est en phase avec le bilan de la Coalition avenir Québec.»
Nathalie Roy a indiqué faire plutôt campagne sur son bilan de députée de Montarville et assure que ses citoyens lui disent qu’ils souhaitent qu’elle reste en poste.
Selon l’agrégateur de sondages Qc125, le Parti québécois détient une avance confortable dans cette circonscription. Les élections auront lieu le 5 octobre.
Lévis, pilier de la troisième voie
Nathalie Roy n’est pas la seule à faire campagne en gardant ses distances de la CAQ.
Dans un message de cinq minutes diffusé sur les réseaux sociaux vendredi soir, le candidat caquiste dans Lévis, Bernard Drainville, ne mentionne pas une seule fois la Coalition avenir Québec ni sa cheffe, Christine Fréchette.
Il défend plutôt son bilan et affirme que la survie de la troisième voie passe par sa circonscription.
«Je vous propose que Lévis soit un pilier de cette troisième voie et en assure la continuité. Je crois donc à un Québec qui veut être plus fort, plus autonome, plus maître de ses choix», affirme-t-il.
Il assure que, peu importe l’issue des élections, il sera là pour les citoyens de Lévis et pour le Québec.
Christine Fréchette n’a pas fait grand cas de la sortie de son ancien adversaire dans la course à la chefferie.
«Il lance un dernier appel à ses électeurs pour le vote de lundi. Il est engagé dans son comté comme nul autre, notre Bernard, et puis il fait cet appel-là parce qu’on est à 48 heures du vote», a-t-elle dit.

