🗳️ Élections Québec 2026

«Je reconnais que ça a nui à la campagne», dit François Gariépy

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Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, salue des partisans en compagnie de candidats, à Québec le vendredi 2 octobre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, salue des partisans en compagnie de candidats, à Québec le vendredi 2 octobre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot (Jacques Boissinot)

L’arrivée d’un candidat péquiste issu d’une radio d’opinion controversée de Québec a «beaucoup nui» au début de campagne du Parti québécois (PQ) dans la région de la Capitale.

C’est ce qu’a admis le candidat François Gariépy vendredi au côté de son chef Paul St-Pierre Plamondon en visite à Baie-Saint-Paul.

À moins de 72 heures du jour du scrutin, le leader souverainiste a fait un blitz dans la région où une «lutte à deux» se dessine, à son avis, selon les circonscriptions, entre le PQ et Québec solidaire ou le PQ et le Parti conservateur (PCQ).

L’investiture de M. Gariépy dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré avait fait beaucoup de vagues en raison de ses déclarations controversées durant sa carrière à la radio.

Des militants péquistes avaient contesté la nomination et des maires de la région avaient exprimé des inquiétudes.

«Je reconnais que ça a nui à la campagne», a admis M. Gariépy en mêlée de presse en après-midi.

«Ça n’a pas du tout aidé. Au début, ça a été plutôt difficile d’un point de vue personnel, mais aussi je pense pour le parti. Mais on a fait les choses, je suis allé défendre mon honneur et celui du Parti québécois à Montréal. Puis j’ai réussi quand même quelques étapes.»

Mais il a assuré que les militants se sont ralliés et que les gens dans la circonscription en ont «très peu» parlé.

M. St-Pierre Plamondon a commencé sa journée dans une autre circonscription de la région de Québec, Jean-Lesage, où il a martelé qu’il avait besoin d’une forte représentation de la capitale dans un éventuel gouvernement péquiste.

Les sondages suggèrent que le PQ pourrait former le prochain gouvernement, mais il reste à déterminer s’il sera majoritaire ou minoritaire.

Et dans les derniers jours, le chef du PQ n’a cessé de répéter qu’il souhaitait une majorité, pour mettre en oeuvre son programme et pour obtenir la stabilité nécessaire dans les négociations commerciales avec les États-Unis.

Estime-t-il qu’il obtiendra sa majorité dans la région de la Capitale-Nationale?

«Pas nécessairement», a répondu M. St-Pierre Plamondon.

«Il y a des endroits comme Orford (où veut se faire élire le chef libéral Charles Milliard) où nous sommes coude à coude avec les libéraux. Il y a plusieurs circonscriptions à Montréal où la lutte se fait avec QS. Il y a quelques endroits, Blainville, la Montérégie, où on verra comment la CAQ va s’en sortir.»

L’enjeu, pour la région de Québec, est d’avoir «une voix et sa part d’influence à la table des décisions», a-t-il résumé.

Jean-Lesage est détenue par le député Sol Zanetti, de QS, et le PQ souhaite la ravir avec son candidat Claude Villeneuve, issu du monde municipal, mais qui a également travaillé pour l’aile parlementaire péquiste.

De même, le PQ espère conquérir la circonscription voisine de Taschereau, détenue depuis 2018 par QS.

La semaine dernière, le chef du PQ avait fait campagne dans Jean-Talon pour assurer la réélection de son député Pascal Paradis.

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste