🗳️ Élections Québec 2026

Ingérence étrangère: Fréchette admet qu’elle aurait dû attendre avant de réagir

Publié le 

Christine Fréchette, cheffe de la Coalition Avenir Québec, observe des pommiers lors d'un arrêt de campagne dans un verger de Saint-Joseph-du-Lac, le mercredi 30 septembre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Graham Hughes Christine Fréchette, cheffe de la Coalition Avenir Québec, observe des pommiers lors d'un arrêt de campagne dans un verger de Saint-Joseph-du-Lac, le mercredi 30 septembre 2026. Crédit image # LA PRESSE CANADIENNE (Graham Hughes)

La cheffe caquiste, Christine Fréchette, a admis avoir réagi trop rapidement aux informations concernant une possible ingérence étrangère de la part des États-Unis dans la campagne électorale québécoise.

«J’aurais dû attendre d’avoir plus d’informations avant de me prononcer, et c’est ça que je ferais différemment», a-t-elle affirmé en entrevue avec Patrick Lagacé au 98,5, jeudi matin.

Le 25 septembre, le «Journal de Montréal» a créé la commotion en rapportant qu’Ottawa a mis en garde le gouvernement du Québec contre une possible ingérence étrangère américaine dans la campagne électorale.

On indique que début septembre, un haut fonctionnaire du gouvernement Fréchette a reçu, de la part du fédéral, des écrits d’un groupe de réflexion américain, le Defense Analyses and Research Corporation (DARC). Ce groupe propose notamment de soutenir financièrement le Parti québécois.

Quelques minutes après la sortie de cet article, Christine Fréchette fait une courte déclaration dans laquelle elle affirme avec gravité être «très préoccupée» par «des informations sérieuses sur des possibles risques d’ingérence étrangère».

Plus tard, lors de cette même journée, le ton change. La cheffe caquiste indique qu’il «n’y a pas de nature à craindre pour l’intégrité du processus électoral québécois».

«J’aurais dû me limiter à mon commentaire en fin d’après-midi, parce que j’avais, à ce moment-là, plus d’informations et j’étais rassurée», a-t-elle ajouté lors de l’entrevue jeudi.

Il y a quelques jours, la cheffe caquiste a aussi dû admettre que c’était un employé de son équipe qui avait fait fuiter ces informations dans les médias et qu’elle n’avait pas été prévenue.

Thomas Laberge

Thomas Laberge

Journaliste