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«Il se joue des batailles déterminantes par rapport au type de mandat qu'on va avoir»

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Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, s'adresse aux médias à l'issue d'un débat des chefs à Montréal, le mercredi 23 septembre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Graham Hughes Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, s'adresse aux médias à l'issue d'un débat des chefs à Montréal, le mercredi 23 septembre 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Graham Hughes)

«Il se joue des batailles déterminantes par rapport au type de mandat qu’on va avoir», a lancé le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon devant quelques dizaines de militants mardi soir à Saint-Bruno, en Montérégie.

Il venait de compléter une virée qui l’avait conduit aller-retour en Outaouais dans la même journée, dans une course de fin de campagne pour obtenir le mandat de gouvernement majoritaire qu’il souhaite.

La veille, trois sondages confirmaient l’effondrement du vote de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui pourrait être complètement rayée de la carte, alors que le PQ pourrait obtenir 64 et plus députés sur 127, même en raflant autour de 30 % des voix, en raison de la division des votes entre les cinq principaux partis.

«On sent un “momentum”, il se joue la possibilité d’avoir un mandat franc de quatre ans qui va être stable et fort», a-t-il lancé aux militants enthousiastes dans le petit local de Saint-Bruno.

Montarville vote CAQ depuis 2012, avec Nathalie Roy, mais était PQ avant et pourrait ainsi retourner au PQ, comme une bonne partie de la Montérégie et de la Couronne Nord, les régions qu’on appelle «450» et qui décident des gouvernements.

«Même dans des quartiers où les gens étaient très caquistes, les électeurs me disent: on s’en va vers le Parti québécois», a lancé aux militants présents le candidat péquiste dans Montarville, Jean-François Cloutier, aux côtés de son chef.

M. St-Pierre Plamondon s’est par la suite déplacé vers un supermarché pour aller à la rencontre des électeurs, mais il n’y avait pas grand monde en début de soirée, apparemment en raison du premier match du Canadien qui allait être diffusé une heure après.

Mardi, le chef du Parti québécois s’est donc aventuré dans la circonscription de Papineau, en Outaouais, en passant par la Rive-Nord, dans la région de Montréal, à Sainte-Thérèse (circonscription de Groulx), puis pour revenir ensuite vers Saint-Bruno.

Encore une fois, en raison de la division des votes entre cinq partis, le PQ peut se permettre de fonder des espoirs dans une région considérée comme très libérale, l’Outaouais, où il n’a pas eu de députés depuis longtemps.

Gagner Papineau, même de façon serrée, le rapproche de la majorité qui lui donnerait un mandat de quatre ans plutôt qu’un gouvernement minoritaire. De même, lundi, il était allé en Estrie chasser sur les terres du PLQ en faisant campagne dans Orford, la circonscription où veut se faire élire le chef libéral Charles Milliard.

À Sainte-Thérèse mardi matin, il a rencontré des représentants du Mouvement mobilité Couronne Nord et il a pris des engagements par la suite pour améliorer la desserte de transport en commun dans cette région en forte croissance démographique.

La région des Laurentides a voté CAQ en 2018 et 2022, mais était autrefois un bastion péquiste et pourrait bien repasser au PQ selon les projections.

Mercredi, le chef entame un autre sprint, un grand écart aux deux extrémités du Québec, avec une journée de déplacements en avion.

Il doit d’abord se poser en matinée à Rouyn-Noranda, en Abitibi, dans la circonscription de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, actuellement aux mains de la CAQ, mais qui a été auparavant QS, et pendant longtemps PQ autrefois.

Ensuite, il s’envolera vers Baie-Comeau, dans la circonscription de René-Lévesque, qu’il veut ravir encore une fois à la CAQ. La Côte-Nord a longtemps été péquiste jusqu’à la percée des caquistes.

Enfin, le chef du PQ ira se poser à Gaspé, pour un rassemblement de militants, dans la circonscription du même nom qu’il entend encore une fois reprendre à la CAQ. Il rentrera ensuite en soirée à Longueuil.

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste