Pour la toute première fois, Noovo et Crave ont présenté un débat électoral à l’occasion de la campagne électorale québécoise. Après l’exercice qui a duré 90 minutes, les chefs des principaux partis ont fait le bilan de leurs prestations devant les journalistes.
Il faut avoir «l’esprit de synthèse», selon Fréchette
La première ministre sortante et cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, a affirmé qu’il fallait avoir «l’esprit de synthèse» pour ce débat alors que les chefs avaient un court laps de temps afin d’exposer leurs idées.
Questionnée sur les erreurs de la CAQ, Mme Fréchette a estimé qu’une des erreurs du parti a été d’investir des montants importants dans des entreprises en démarrage.
«Je pense que le gouvernement était allé trop loin en termes d’engagement.»
Mieux connu? Oui, selon Charles Milliard
Maintenant qu’il a participé à deux débats télévisés, le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, a indiqué qu’il espère que l’exercice lui donnera de la notoriété.
Il a soutenu qu’il y a «eu beaucoup de contenu» dans le débat et s’est dit heureux de s’être adressé à un public plus jeune.
En réponse à un journaliste, il s’est dit d’ailleurs «très optimiste» par rapport au fait que des jeunes indécis pourraient voter pour lui alors que pour lui, le parti via ses propositions est calqué «sur les préoccupations des jeunes».
M. Milliard a également répété que les cadres financiers de ses adversaires étaient imparfaits.
Le chef libéral a d’ailleurs été talonné sur le fait qu’il est contre l’instauration d’un registre des loyers. Une position jugée insultante par Ruba Ghazal de Québec solidaire lorsqu’il a répondu que c’était «philosophique chez Québec solidaire» à propos du sujet du contrôle des loyers.
Il a ajouté que l’enjeu était important pour lui, mais qu’il proposait une perspective différente.
«Je pense beaucoup aux jeunes», soutient Ghazal
En marge du débat, Ruba Ghazal a répété à de maintes reprises que Québec solidaire était le parti qui pensait «le plus aux jeunes».
Rappelons que selon un sondage Nanos réalisé pour Noovo et Crave, QS obtient 16,8 % des intentions de vote chez les 18-34 ans comparativement à 28,2 % pour le PQ. Une situation bien différente si l’on prend en compte la campagne électorale de 2022 alors que la formation politique était en tête dans cette tranche d’âge.
Mme Ghazal a soutenu qu’elle pense beaucoup aux jeunes, qu’il y a beaucoup de jeunes qui interagissent avec elle et que QS est le parti qui met les jeunes au centre avec ses priorités.
«On est le parti qui pensons le plus aux jeunes.»
— Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire
«J’ai aimé le format», soutient Duhaime
Éric Duhaime, chef du parti conservateur s’est dit heureux du fait qu’un nouveau débat ait eu lieu pour la première fois afin de rejoindre un public davantage jeune. Il a aussi espéré qu’un débat sur les réseaux sociaux sera organisé lors de la prochaine campagne électorale.
«J’ai aimé le format.»
— Éric Duhaime, chef du parti conservateur du Québec
Éric Duhaime a également dit espérer que ce débat l’aidera à progresser dans d’autres régions en dehors de celle de Québec.
Concernant le fait que Christine Fréchette a avoué que la CAQ a fait des erreurs, M. Duhaime a répondu qu’il était heureux d’entendre cela, mais que cette déclaration était «trop peu, trop tard».
«Un autre débat intéressant», dit PSPP
Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, a indiqué que l’exercice n’avait pas un format facile pour ceux qui débattaient alors que le temps était limité.
M. St-Pierre Plamondon a qualifié les performances de ces adversaires comme étant «bonnes».
Lors du point de presse, il a notamment été questionné sur la place des jeunes de droite et de gauche au sein du PQ ce à quoi il a répondu que la formation politique avait des propositions qui rejoignaient selon lui, des personnes des deux côtés du spectre politique.
«Il ne faut pas présumer que tous les jeunes sont à la gauche de la gauche.»
