Geneviève Pettersen veut passer de la parole aux actes. C’est pourquoi l’autrice et animatrice a choisi de se lancer en politique, a-t-elle expliqué, mercredi, alors qu’elle est devenue officiellement la candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la circonscription de L’Assomption, dans la région de Lanaudière.
Si elle a opté pour la CAQ, c’est parce qu’elle est «une nationaliste convaincue» et qu’elle adhère à «la vision du Québec» de la première ministre Christine Fréchette.
«Je me reconnais dans la direction que Christine Fréchette veut donner au Québec et dans les valeurs qu’elle met de l’avant. J’ai retrouvé dans sa vision du Québec beaucoup de ce qui m’anime. Elle est une femme pragmatique, profondément attachée au Québec, qui écoute vraiment et qui veut obtenir des résultats», a affirmé Mme Pettersen en conférence de presse au Théâtre Hector Charland, à L’Assomption.
Elle souhaite aussi, avec cette décision, montrer à ses filles que les femmes peuvent être à l’avant-scène dans le débat public.
«Il y a quelque chose de profondément significatif dans le fait que Christine soit seulement la deuxième femme à devenir première ministre du Québec. Je pense à mes filles. Quand une jeune fille voit une femme occuper la plus haute fonction politique, elle comprend que cette place-là peut aussi être la sienne.»
Mme Pettersen a confié qu’elle songeait depuis plusieurs mois à tenter sa chance en politique. «Une question tournait dans ma tête et revenait tout le temps: est-ce que je veux continuer à parler de ce qui devrait changer sur mes tribunes ou est-ce que je suis prête à essayer de changer les choses?»
«Un déclic» s’est produit lorsque Rachel Renaud, la sœur de Gabie Renaud, qui a été victime d’un féminicide en 2025, est devenue candidate pour la CAQ dans la circonscription de Bellefeuille, dans les Laurentides.
«C’est là que ma réponse est devenue claire: oui, je suis prête à me lancer en politique, parce que je veux pouvoir agir», a-t-elle raconté.
«Je le fais avec les convictions qui sont les miennes depuis vraiment longtemps. Je veux un Québec moderne, ouvert, fier de ce qu’il est. Je veux un Québec qui croit évidemment à l’égalité entre les hommes et les femmes, qui investit dans l’éducation et qui prend soin des plus vulnérables», a ajouté Mme Pettersen.
Elle a souligné que «pour avoir les moyens de ces ambitions-là, il faut absolument avoir une économie très forte», et que, pour elle, «créer de la richesse et prendre soin des gens ne sont pas deux projets opposés».
La «candidate vedette» de la CAQ est reconnue pour ne pas avoir la langue dans sa poche. Même si Mme Pettersen a déjà critiqué publiquement le parti par le passé, Mme Fréchette ne s’en formalise pas, puisque c’est, selon elle, la nature même de la CAQ.
«Je ne cherche pas des gens qui vont dire oui tout le temps. Je tiens à m’entourer de gens qui ont des convictions. Je ne demande pas à Geneviève de penser comme tout le monde. Je lui demande de mettre son franc-parler et son jugement au service de notre nation. C’est ça une coalition: des gens qui décident de s’entendre sur l’essentiel.»
«Une excellente candidate»
La circonscription de L’Assomption est représentée par François Legault depuis 2012. Rien n’est cependant acquis pour la CAQ en vue des élections du 5 octobre. L’agrégateur de sondages Qc125 prévoit une chaude lutte avec le Parti québécois.
M. Legault était d’ailleurs sur place pour l’occasion. «Au cours des dernières semaines, j’ai pu passer deux heures et quart avec Geneviève, et je peux vous dire qu’on a une excellente candidate, quelqu’un qui va défendre notre langue et notre culture, incluant la lecture, et vous savez comment c’est important pour moi», a dit l’ancien premier ministre devant des dizaines de militants et plusieurs autres candidats de la CAQ, avant de passer la parole à sa successeure. Il a refusé de répondre aux questions des journalistes après son discours.
Mme Pettersen a écrit plusieurs livres, dont le roman à succès La Déesse des mouches à feu, qui a été adapté au théâtre.
Elle a été chroniqueuse pour Québecor et animatrice au 98,5 FM. Elle a quitté la station de radio en novembre 2025.
Son conjoint, le populaire chroniqueur économique Pierre-Yves McSween, a annoncé jeudi dernier qu’il suspendait sa participation à plusieurs émissions dans le cadre desquelles il traite d’affaires publiques.
Il a expliqué vouloir ainsi conserver sa rigueur, son indépendance et son intégrité.
Il reste toutefois à l’animation de son émission Sauve qui peut, diffusée le samedi à ICI Première.

