Le chef libéral Charles Milliard ne serait «pas surpris» que le «Fuck you, esti !» du ministre de l’Économie, Bernard Drainville, à Donald Trump ait été planifié dans le but de faire diversion.
«Je ne serais pas surpris. Ça les sert qu’on ne parle pas de Northvolt, qu’on ne parle pas de Nemaska, qu’on ne parle pas des finances publiques, qu’on ne parle pas de tout ce qui fonctionne mal au Québec», a-t-il lancé en mêlée de presse jeudi à Rivière-du-Loup.
En entrevue à Cogeco, Bernard Drainville a été questionné sur la guerre tarifaire entre le Canada et les États-Unis. Durant sa réponse, il a lancé un «Fuck you, esti !» bien senti au président américain.
«Ça ne fait pas très sérieux. (...) Ça manque de hauteur», a dit Charles Milliard.
Pour le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, le coup de gueule de Bernard Drainville était une «mise en scène».
Interpellée sur le sujet, la cheffe caquiste Christine Fréchette a dit que le chef du PQ vivait dans «son monde imaginaire».
«Mme Fréchette est prête à n’importe quoi»
Mme Fréchette a aussi affirmé que ses adversaires ne parlaient pas suffisamment des droits de douane américains.
Piqué au vif, M. Milliard a contre-attaqué.
«Ça serait le fun que Mme Fréchette fasse sa revue de presse et qu’elle réalise que les propositions que les oppositions font, entre autres au PLQ, sont beaucoup plus intéressantes que ce qu’elle propose», a-t-il affirmé.
«Mme Fréchette est prête à n’importe quoi pour avoir des votes et on ne laissera pas faire ça», a ajouté Charles Milliard
La cheffe caquiste tente d’imposer ce thème à la campagne électorale, qui en est à son huitième jour.

