La cheffe caquiste Christine Fréchette a dû corriger le tir samedi après avoir affirmé que la crise du logement était «chose du passé» dans certaines régions.
En conférence de presse dans un HLM à Drummondville samedi, Mme Fréchette a soutenu que le marché revient à un point d’équilibre dans plusieurs régions, soit un taux de 3 % d’inoccupation. Par ailleurs, plusieurs autres régions sont en voie d’atteindre l’équilibre, a-t-elle ajouté, sans préciser lesquelles.
La porte-parole de Québec solidaire (QS), Ruba Ghazal, a réagi en affirmant qu’il fallait être «déconnecté» pour affirmer que la crise du logement est terminée.
La cheffe caquiste a dû par la suite préciser ses propos dans une publication sur les réseaux sociaux et au cours d’une mêlée de presse, après avoir inauguré son local de campagne dans la circonscription de Trois-Rivières en fin de journée.
«Là où il y a encore une crise, c’est dans les logements abordables, ce n’est pas nécessairement une crise du logement à grande échelle», a-t-elle affirmé.
Elle a reconnu qu’il y a encore du travail à faire en logement abordable et «il va falloir mettre les bouchées doubles».
Mme Fréchette a ajouté que la situation s’était améliorée, entre autres en Outaouais, à Sherbrooke, etc.
Le matin même, lors d’une visite dans un HLM pour aînés à Drummondville, une résidante l’avait abordée pour déplorer la hausse de son loyer, maintenant à plus de 900 $.
Mme Fréchette a expliqué que, selon les barèmes, un logement abordable pour aînés ne doit pas dépasser 600 $ pour un studio et 1000 pour un appartement.

