La cheffe caquiste Christine Fréchette a dit mercredi soir faire confiance à Mark Carney, «tant qu’il va respecter sa parole».
La première ministre sortante accordait une entrevue dans le cadre de l’émission Cinq chefs une élection, diffusée par Radio-Canada mercredi soir, une émission spéciale à laquelle ont participé tous les chefs de partis représentés à l’Assemblée nationale.
Mme Fréchette a été interrogée sur son rapport de forces dans les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis, alors que le Québec n’est pas à la table.
«On a eu un rapport de forces important», a-t-elle plaidé.
Elle a assuré que les limites à ne pas franchir qu’elle avait communiquées au fédéral, soit la protection de la gestion de l’offre en agriculture, ainsi que la défense de la langue française et de la culture, avaient été respectées.
«J’ai la conviction que M. Carney va respecter cette ligne rouge là», a-t-elle déclaré en ajoutant: «Je lui fais confiance, tant qu’il va respecter sa parole.»
Dans la guerre commerciale en cours, la cheffe de la CAQ n’a pas pu dire combien d’emplois pourraient être en jeu au Québec.
«Cela dépend de la durée du conflit», a-t-elle finalement précisé.
Elle n’a pas écarté de se servir de l’approvisionnement en électricité fourni aux États-Unis comme arme de représailles, mais en dernier recours.
«On s’entend que c’est une ‘arme atomique’», a-t-elle convenu.
Itinérance
Par ailleurs, elle s’est avancée davantage sur l’objectif «itinérance zéro», soit éliminer le problème de l’itinérance à terme au Québec, alors qu’elle était restée prudente jusqu’à récemment.
Quand elle a été appelée à citer des mesures de ses adversaires qui l’inspiraient, elle a évoqué les efforts de la porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, en matière de lutte à l’itinérance.
«Je veux travailler avec elle et les partenaires pour atteindre le niveau zéro en itinérance», a-t-elle conclu.
La semaine dernière, elle avait indiqué qu’elle voulait entamer des discussions avant de fixer l’objectif «itinérance zéro».
Enfin, elle a dû défendre le bilan de son parti en matière de santé, de soins à domicile ou encore de pénurie de personnel dans les Maisons des Aînés, après deux mandats de gouvernement caquiste.

