🗳️ Élections Québec 2026

Fini le «bar ouvert aux multinationales étrangères» sous un gouvernement du PQ, promet St-Pierre Plamondon

Il veut plutôt offrir une baisse d’impôt «significative» aux PME québécoises.

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Jour 2 des élections 2026: des annonces pour alléger le portefeuille des Québécois Jean-François Poudrier revient sur l'actualité de la journée.

Au lendemain du déclenchement des élections, Paul St-Pierre Plamondon a choisi de s’attaquer vivement au bilan économique de la Coalition avenir Québec (CAQ) avec comme toile de fond l’ancien site de Northvolt, à Saint-Basile-le-Grand.

DOSSIER | ÉLECTIONS QUÉBEC 2026

Le chef du Parti québécois (PQ) a accusé le gouvernement caquiste des huit dernières années d’avoir mené à plusieurs reprises des projets «mal ficelés et improvisés» ayant coûté des centaines de millions de dollars.

«[Northvolt] est probablement l’un des exemples le plus connus. Mais c’est loin d’être le seul. C’est devenu la marque de commerce, la signature de la CAQ au cours des dernières années», a martelé «PSPP».

Le chef péquiste promet donc de changer du tout au tout l’approche économique qui était préconisée par la CAQ.

«Un gouvernement PQ va fermer le bar ouvert aux subventions à des multinationales étrangères pour se concentrer sur les PME québécoises en leur offrant une baisse d’impôt significative», s’est-il engagé.

Cette réduction serait de près de 20%. «Nous ferons donc passer progressivement l’impôt des sociétés de 11,5 à 9,5», a détaillé M. St-Pierre Plamondon.

Il calcule qu’une entreprise qui déclare un revenu imposable de 5 millions $ économiserait 90 000 $ par année.

Le chef du PQ indique que cet engagement serait financé par l’abolition du Fonds de développement économique et la «surintervention qui a été caractéristique de la CAQ».

D’après lui, cette mesure permettrait d’augmenter le taux de croissance du PIB d’un quart de point par année d’ici à 2030.

Finie, l’approche «casino»

L’un des principaux engagements de «PSPP» au cours de sa conférence de presse de vendredi a été d’écouter davantage les experts économiques, une posture qu’il a trouvé défaillante chez la CAQ.

«Pensons à la Caisse, aux fonds de travailleurs, les fonds de capitaux privés... Quand toutes ces personnes-là disent qu’il ne faut pas aller dans un projet parce que c’est un mauvais projet, il faudrait peut-être les écouter et éviter de prendre des fonds publics et que les politiciens se substituent à ces gens-là comme si on était au casino et qu’on tentait notre chance.»

—  Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois

Alléger la bureaucratie

En plus d’alléger les impôts des PME, Paul St-Pierre Plamondon voudrait aussi lancer un «chantier d’allègement règlementaire».

«On veut faire en sorte que nos entreprises passent moins de temps à s’occuper du gouvernement, et plus de temps à s’occuper de leurs affaires. Nous ferons une révision totale de tous les règlements actuels dans l’appareil étatique», mentionne-t-il, disant vouloir sortir le Québec de la «culture du contrôle».

Le fiasco Northvolt

L’aventure Northvolt s’est soldée par un échec au Québec. Les sommes déboursées par le gouvernement de François Legault dans le projet sont de 510 millions $, soit un prêt garanti de 240 millions $ pour l’achat du terrain et une souscription de 270 millions $ dans la maison mère de l’entreprise, en Suède.

Alors qu’elle était ministre de l’Économie en 2025, Christine Fréchette évaluait les sommes perdues à 270 millions $; puisque le prêt de 240 millions $ bénéficiait de garanties pour son remboursement. Son cabinet avait indiqué à l’époque que le gouvernement avait déjà récupéré près de 200 millions $ sur les comptes bancaires de Northvolt, gelés après la faillite de sa société mère suédoise en mars.

Le projet d’usine à batteries de 7 milliards $, annoncé en 2023, avait été présenté comme le plus important investissement privé de l’histoire du Québec, mais la construction de l’usine n’a jamais dépassé le stade préparatoire.

Le PQ et la CAQ au coude-à-coude

Le PQ a eu un dur réveil vendredi matin: selon un sondage Synopsis-La Presse, il ne serait plus le meneur incontestable de cette course.

Le sondage suggère que le PQ serait désormais nez à nez avec la CAQ: il récolterait ainsi 28 % de la faveur populaire, tandis que la CAQ suivrait de près à 27 %.

Les caquistes auraient fait un bond de sept points de pourcentage en deux semaines, dans le contexte de l’escalade de la guerre commerciale avec les États-Unis.

L’enquête d’opinion a été réalisée par Synopsis auprès de 1009 répondants, du 24 au 26 août.

«La campagne ne fait que commencer, c’est important de le rappeler», a réagi M. St-Pierre Plamondon, se montrant sceptique des résultats.

«Je suis assez convaincu aussi que les Québécois en ont soupé et qu’ils veulent du changement.»

Avec de l’information de La Presse canadienne