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Exit la monarchie avec le PQ au pouvoir: Milliard déplore l’aspect «chicanier» de St-Pierre Plamondon

«On rit, mais ce n’est pas drôle. C’est extrêmement loin des priorités des Québécois.»

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Santé: le PLQ veut mieux soutenir le personnel soignant Le Parti libéral du Québec promet de relancer le déploiement progressif des ratios sécuritaires professionnel-patient pour mieux adapter la charge de travail au nombre de patients et à leur besoin.

Il faut s’attendre à ce qu’un gouvernement du Parti québécois (PQ) dirigé par Paul St-Pierre Plamondon enchaîne les «chicanes», notamment avec le gouvernement fédéral, croit le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) Charles Millard.

En point de presse mercredi matin à Laval, le capitaine des rouges a déploré que M. St-Pierre Plamondon enregistre une hausse des «gestes de rupture».

«J’ai l’impression que depuis hier, on a eu une apparition dans la campagne. On a eu le retour du bon vieux PSPP qu’on avait peut-être oublié dans les 30 ou 35 premiers jours de la campagne. Peut-être que maintenant que les grands débats nationaux sont terminés le naturel revient au galop. Un naturel belliqueux, chicanier qui veut toujours être en opposition entre autres avec le gouvernement fédéral», a laissé entendre M. Milliard.

Il est vrai que Paul St-Pierre Plamondon a confirmé son désir d’abolir la monarchie au Québec. M. St-Pierre Plamondon a été scandalisé par les dépenses de la gouverneure générale récemment rendues publiques.

«La priorité au Québec, chers amis, c’est d’abolir la monarchie», a ironisé mardi matin Charles Milliard. «On rit, mais ce n’est pas drôle. C’est extrêmement loin des priorités des Québécois», a-t-il ajouté.

On veut amorcer une autre guerre fratricide avec le premier ministre Carney […] Cet aspect là chicanier va se répercuter dans toutes les décisions d’un gouvernement [péquiste]», a renchéri le leader libéral.

Charles Milliard a aussi envoyé une nouvelle flèche à Paul St-Pierre Plamondon concernant la limpidité de ses discours, qu’il juge parfois nébuleux.

«Une journée il promet d’abolir la structure, quelques jours plus tard il nous explique qu’il en conserverait certains aspects […] Ce n’est pas très clair», a-t-il dit.

«Quand il est temps de parler du budget l’an 1, quand vient le temps de parler de créer un ministère de l’indépendance […] Ou de parler de tout l’aspect du référendum, c’est toujours très très très clair. Quand vient le temps de parler de l’économie, de l’immigration ou de la santé, c’est pas mal moins clair», a affirmé M. Milliard.

PSPP persiste et signe; exit la monarchie

De passage à Rouyn-Noranda mercredi matin, PSPP a, à nouveau, fait part de son désir de débarrasser le Québec de la monarchie.

«On va faire ce qu’on a à faire pour sortir la monarchie du Québec et rapatrier ces fonds-là qui iront dans des causes sociales […] Je me suis engagé à ce que ce soit l’itinérance», a lancé le chef du PQ.

«Attendez-vous à ce que d’autres provinces s’intéressent [à la démarche]», a-t-il mentionné.

Le chef du PQ veut récupérer la part du Québec dans l’enveloppe fédérale qui finance le gouverneur général, pour financer ainsi la lutte à l’itinérance. Il estime l’enveloppe fédérale à 50-60 millions $, donc la part à rapatrier du Québec serait de 12-15 millions $.

Mais qui plus est, il souhaite abolir le poste de lieutenant-gouverneur du Québec, occupé par Manon Jeannotte, qui est pourtant un rouage incontournable de l’ordre constitutionnel canadien, puisque c’est le lieutenant-gouverneur qui nomme officiellement le premier ministre et ses ministres, qui ouvre la Législature et qui signe les lois pour leur entrée en vigueur.

Il a aussi admis que la manœuvre politique devrait passer le test des tribunaux.

«C’est constitutionnel, mais il n’y a rien qui empêche l’Assemblée nationale d’agir en Parlement souverain et d’adopter une loi qui abolit les activités de la lieutenante-gouverneure et qui n’alloue plus de budget à cette mascarade qui coûte de l’argent qui pourrait être utilisé plus intelligemment», avait fait valoir la veille M. St-Pierre Plamondon.

- Avec La Presse canadienne