Le Parti conservateur du Québec (PCQ) a dévoilé mercredi sa plateforme électorale, quelques jours avant le déclenchement de la campagne qui se conclura le 5 octobre prochain.
Les conservateurs misent sur plusieurs grands chantiers afin de convaincre les électeurs que l’option conservatrice est la voie à emprunter pour le Québec.
On estime chez le PCQ qu’il faut procéder à la plus «importante baisse d’impôt des particuliers de l’histoire du Québec». On vise aussi une réduction significative de la taxe de consommation.
Par ailleurs, les conservateurs veulent offrir aux jeunes qui «désirent devenir parents» des aides financières lors de la naissance d’un enfant, dont des baisses d’impôt tout aussi «historiques».
Un gouvernement du PCQ se retirera aussi du marché du carbone «pour alléger le fardeau fiscal des automobilistes à la pompe», promet également la formation politique.
Mais ces mesures fiscales ne seront enclenchées une fois qu’on aura mis en œuvre les solutions pour atteindre le déficit zéro, qu’on souhaite pouvoir atteindre en quatre ans.
Pour y arriver, le PCQ procèdera à une réduction des subventions directes aux entreprises. On entend aussi diminuer les crédits d’impôt à celles-ci. «Cela inclut la fin du Fonds du développement économique et le recentrage strict d’Investissement Québec sur sa mission originale de prêteur de dernier recours là où le secteur privé ne répond pas», précise-t-on.
Pour réduire le déficit, il faudra aussi réduire la taille de l’État. Si le PCQ remporte les élections, on doit s’attendre à ce qu’un gouvernement Duhaime gèle de manière permanente les embauches dans la fonction publique et la réduire à raison de 5,6% par année grâce à l’attrition.
On estime que la numérisation de l’État aidera le Québec à atteindre un déficit nul. Il faut aller de l’avant avec une «accélération majeure de la numérisation, en s’appuyant sur l’intelligence artificielle et les recommandations de la Commission Gallant» pour y arriver.
La compétitivité de nos entreprises et les infrastructures sous la loupe
S’il est porté au pouvoir, le PCQ allègera l’impôt sur le revenu des sociétés qui, selon les conservateurs, «augmente le coût du capital et décourage l’investissement et l’innovation.»
On lancerait aussi un «vaste chantier de révision réglementaire» afin de libéraliser et dérèglementer davantage les marchés, comme celui des hydrocarbures, pour aider les entreprises.
Le PCQ élève la rénovation de nos infrastructures au niveau le plus élevé de ses priorités. On fixerait la part des investissements pour le maintien de nos infrastructures de 65 % à 75-80 % «tant que le déficit de maintien des actifs de 40 milliards $ ne commencera pas à se résorber.»
Seules les infrastructures «à fort impact économique» (comme le 3e lien à Québec) verraient le jour sous un gouvernement conservateur. «Nous explorerons activement les partenariats publics-privés bien encadrés, qui permettent de transférer les risques de construction et d’entretien au secteur privé», indique le PCQ.
Soins de santé et logements
Concernant les soins de santé, le PCQ désire former plus de professionnels et entend aussi recourir davantage au privé «sans frais pour le patient lorsque les délais sont déraisonnables dans le réseau public».
Avec un gouvernement conservateur, on entend faciliter l’accès à la propriété pour les générations plus jeunes en libéralisant la construction de logement. On compte aussi venir en aide aux locataires à revenus modestes en bonifiant l’aide déjà existante.
Finalement, le Québec et ses régions devraient créer des alliances avec les autres partis autonomistes du Canada afin d’augmenter notre rapport de force au sein de la fédération canadienne.
«Nous allons présenter une plateforme électorale complète pour aider les familles à boucler leurs fins de mois, pour permettre aux Québécois d’avoir accès à des soins de santé à la hauteur des taxes et des impôts qu’ils paient, et pour permettre aux jeunes d’accéder à la propriété et de fonder une famille s’ils le désirent», a fait savoir M. Duhaime.

