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Élections: voici les luttes à surveiller dans la région de Québec

Ce serait cette région qui déterminera si le parti gagnant sera majoritaire ou minoritaire.

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Élections: voici les luttes à surveiller dans la région de Québec Les partis vont jouer du coude dans plusieurs circonscriptions d’ici le 5 octobre prochain, mais c’est surtout dans la région de Québec et de Chaudière-Appalaches que l’issue de la campagne électorale pourrait se jouer.

Les partis joueront du coude dans plusieurs circonscriptions d’ici le 5 octobre prochain, mais c’est surtout dans la région de Québec et de Chaudière-Appalaches que l’issue de la campagne électorale pourrait se jouer.

«À Québec, il y a plusieurs luttes très serrées, mais pas entre deux parties, entre trois et parfois quatre parties», indique Hugo Langlois, analyste politique.

Selon lui, c’est la région de Québec qui déterminera si le parti gagnant sera majoritaire ou minoritaire.

Taschereau

La lutte sera particulièrement intéressante dans Taschereau, circonscription historiquement péquiste, selon M. Langlois. Le désistement de deux candidats du Parti québécois (PQ) pourrait aider le solidaire Etienne Grammont à y maintenir ses acquis.

«On n’a pas vu de candidature d’envergure pour les gens de Québec, parce que [la péquiste] Agnès Maltais a fait tout un travail quand elle était au pouvoir [jusqu’en 2018]. Etienne Grandmont a fait du travail, mais le parti au national a plus de difficultés», explique l’analyste politique.

Jean-Lesage

Dans la circonscription de Jean-Lesage, le co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Sol Zanetti, affrontera de gros noms, dont l’ex-PDG du CHU de Québec, Gertrude Bourdon et l’ancien chef de l’opposition officielle à la Ville de Québec, Claude Villeneuve. Cependant, son importante présence sur le terrain pourrait l’aider à se faire réélire.

«Il aura peut-être une certaine difficulté à se défaire de l’image du co-chef qui ne réussit pas à briller autant qu’on l’aurait voulu. Par contre, il bénéficie d’une visibilité depuis plusieurs mois et il est extrêmement présent sur le terrain», mentionne M. Langlois.

Charlevoix–Côte-de-Beaupré

Dans la circonscription de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, la guerre se jouera notamment entre François Gariépy - alias «Monsieur Radio X» - du PQ et Kariane Bourassa de la Coalition avenir Québec (CAQ). Est-ce que M. Gariépy aura ce qu’il faut pour ravir la circonscription, considérant l’historique du comté qui a été longtemps représenté par Pauline Marois?

«Ce qui me surprend, c’est que dans un château fort ou dans une circonscription qui est prenable pour le Parti québécois, on présente une candidature aussi risquée», mentionne Hugo Langlois.

Il estime que M. Gariépy, qui ne fait pas l’unanimité, pourrait nuire au PQ.

«Je me serais attendu à quelque chose de peut-être un peu plus classique comme candidature», dit-il.

La Peltrie

Dans La Peltrie, plusieurs se demandent qui succédera à Éric Caire, qui a été le député de la circonscription pendant près de 20 ans?

Pour l’analyste politique, la conservatrice Maïté Blanchet Vézina pourrait réussir à convaincre les électeurs, même si elle n’est pas une résidente de la circonscription.

«Elle est très présente», dit-il.

Bellechasse

M. Langlois souligne que le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, «joue son avenir» dans Bellechasse.

«Cette fois-ci, le positionnement semble l’avantager. La vraie vague va venir de Chaudière-Appalaches. Je pense que c’est là où il y a de véritables chances», dit-il, soulignant aussi la présence Renaud Labrecque dans la circonscription de Lotbinière–Frontenac.

Lévis et Chutes-de-la-Chaudière

Est-ce que les deux députés sortant de la CAQ, Bernard Drainville dans Lévis et Martine Biron dans Chutes-de-la-Chaudière, sont en bonne position pour conserver leurs sièges? La question n’est pas si simple, mais le troisième lien pourrait venir sauver la mise, selon Hugo Langlois.

«Il y a eu un cadeau du ciel quand la CAQ est retournée en appel d’offres, et ils vont faire campagne avec les fameuses 21 réponses à l’appel de propositions internationales», soutient l’analyste politique.

Les deux candidats risquent donc d’avouer avoir mis le genou par terre, mais joueront sur le fait que le projet a été relancé.

«Maintenant, ce ne sera pas facile parce que le Parti québécois aussi tente de reprendre des terrains qu’ils ont déjà occupés», rappelle M. Langlois.

À voir dans la vidéo.