La porte-parole de Québec solidaire (QS), Ruba Ghazal, ne perd pas espoir de gouverner, même si les récents sondages placent son parti en bas de l’échelle pour les élections provinciales du 5 octobre.
En entrevue avec Noovo Info, Mme Ghazal dit toutefois être consciente du défi devant elle, mais assure que rien ne peut freiner son optimiste à l’heure actuelle.
«Je sais que je n’ai pas le vent dans le dos, je le sais très bien. […] Mais à la fin, comme je le dis tout le temps, ce sont les électeurs qui sont les boss et qui vont décider qui va être à la tête du gouvernement», dit-elle.
Elle soutient que «tout est possible» lors d’une campagne électorale.
«Les carottes ne sont pas cuites, au contraire, le plat est en train de se réchauffer», a lancé la porte-parole de QS.
Son parti veut s’attaquer notamment au coût de la vie et à resserrer le filet social québécois. Des promesses qui commencent à prendre de plus en plus de place, selon Mme Ghazal.
«On est rendus au tiers de la campagne et ce que je remarque, parce que c’est des éléments, des propositions que j’avais déjà mises de l’avant, mais là, les gens, on dirait qu’ils les entendent plus maintenant», dit-elle, remarquant plus de curiosité de la part des électeurs.
Elle affirme toutefois que la guerre tarifaire reste l’enjeu le plus souvent ramené depuis le début de la campagne, à égalité avec le coût de la vie, et ce, pour toutes les tranches d’âges dans la population.
«J’ai rencontré un couple de personnes aînées qui sont à la retraite, que moi j’aurais pensé que la guerre tarifaire n’aurait pas d’impact pour eux parce qu’ils ne sont pas à risque de perdre leur emploi, mais ils m’ont dit qu’à cause de l’instabilité et que leurs revenus n’augmentent pas, il y a des dépenses qu’ils ont décidé de ne pas faire», explique-t-elle.
Rappelons que QS promet d’offrir aux entreprises touchées par les tarifs une «provision Trump», soit une somme pouvant aller jusqu’à 1 milliard de dollars par an jusqu’en 2028.
QS compte également instaurer un Nouveau Pacte économique pour le Québec, qui se basera notamment sur une nouvelle politique industrielle pour encadrer les investissements du gouvernement et du secteur privé, des investissements massifs pour les infrastructures publiques et l’utilisation accrue des marchés publics avec des quotas ambitieux de l’achat local dans les chaînes d’approvisionnement.
Pour faire face au coût de la vie, Québec solidaire propose également d’augmenter le salaire minimum à 20$ de l’heure.
Ruba Ghazal, fille de commerçant, comprend les inquiétudes des petits commerces qui seraient affectés par cette hausse du salaire minimum. Elle prévoit d’ailleurs une aide de 330 millions de dollars pour les entreprises qui ont des employés au salaire minimum.
Mme Ghazal prévoit continuer d’avancer et de rencontrer les électeurs pour le reste de la campagne avec une «bonne énergie».
Voyez son entretien avec la cheffe d’antenne de Noovo Info, Marie-Christine Bergeron, dans la vidéo liée à l’article.

