Au lendemain des élections générales québécoises, Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ) - qui a conservé son statut d’opposition officielle à l’Assemblée nationale - s’est dit «fier» des gains de son parti dans les régions du Québec.
«Nous avons percé, nous avons remporté des victoires», a-t-il mentionné mardi en point de presse. «Nos nouveaux élus connaissent leur milieu, les défis de leurs entreprises, de leurs municipalités et de leurs familles. Ils vont porter ces préoccupations au cœur de leur travail.»
Aux côtés de plusieurs des candidats et candidates qui ont été élus lundi, il a souligné que le gouvernement péquiste de Paul St-Pierre Plamondon n’avait «aucun siège» et «aucune voix» dans la région de Québec.
«Nous, nous avons Julie White [élue dans Jean-Talon, NDLR], a-t-il mentionné. La Capitale-Nationale mérite qu’on s’occupe de l’accès aux soins, de la mobilité, du logement et du développement économique.»
Charles Milliard a par ailleurs lancé un appel aux candidats caquistes défaits et aux militants du parti: «Si vous voulez continuer de faire avancer le Québec à l’intérieur du Canada, venez chez nous. Nous avons des points de rencontre importants comme le développement économique, la défense du français, la fierté québécoise et la volonté de rester dans le Canada.»
Le PLQ bloquera un projet de référendum
Le chef du PLQ maintient sa position devant le projet référendaire du Parti québécois (PQ) en réaffirmant que «Paul St-Pierre-Plamondon n’ira chercher aucune voix dans le caucus libéral» pour engager le Québec dans un processus de séparation. Il invite les autres élus à unir leurs forces pour s’opposer à ce projet.
«Nous sommes les seuls qui pourront, de façon réaliste, bloquer le projet de référendum», a affirmé Charles Milliard.
Le chef du PLQ s’engage toutefois à collaborer avec le gouvernement péquiste pour «tous les projets qui seront bons pour le Québec», et ce, dans les différentes sphères d’activités, que ce soit l’économie, l’emploi, la santé, l’éducation, la crise du logement ou celle de l’itinérance, par exemple.

