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Droits de douane: Charles Milliard fustige la CAQ sur l'achat local

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Le PLQ promet de protéger les entreprises du Québec En visite chez PACCAR à Sainte-Thérèse, le chef du PLQ Charles Milliard s’est engagé à mettre en place une politique d’achat québécois.

Lors de la visite d’une usine d’assemblage de poids lourds sur la Rive-Nord de Montréal, lundi matin, le chef libéral Charles Milliard s’en est pris à la Coalition avenir Québec (CAQ), qu’il accuse de négliger l’achat local.

«L’échec de la Coalition avenir Québec en matière économique, il est derrière vous», a lancé Charles Milliard aux journalistes en faisant référence à l’usine d’assemblage de camions PACCAR à Sainte-Thérèse, que les médias venaient de visiter avec le chef libéral.

Depuis l’imposition de droits de douane de 25 % sur les importations de camions et de pièces de camions aux États-Unis en novembre dernier, PACCAR a perdu près de 70 % de sa production et a licencié près de 800 employés.

Dans ce contexte, a expliqué Charles Milliard, le gouvernement québécois a le devoir d’utiliser «les leviers» qu’il a à sa disposition pour acheter des camions faits au Québec.

Mais ce n’est pas ce que le gouvernement de la CAQ a fait, selon le chef libéral.

«Ça me fâche de voir qu’il y a des travailleurs américains, en ce moment, qui fabriquent des camions qui vont être utilisés par la SAQ, par Hydro-Québec et par différents ministères, alors qu’on a une production ici, qui est sous la normale. On a déjà été à 92 camions par jour, maintenant, on est environ à 35», a indiqué le chef du PLQ.

«Dans deux semaines, on aura un nouveau gouvernement qui va s’occuper réellement de nos entreprises, qui va avoir une politique d’achat québécoise où on va demander de préférer des produits locaux le plus possible et on va mettre fin à la règle du plus bas sur missionnaire, s’est engagé Charles Millard. Ça, c’est extrêmement important.»

Le chef du PLQ a notamment dénoncé le fait que PACCAR avait perdu un contrat gouvernemental au profit d’une entreprise étrangère qui avait proposé un prix plus bas de 1 %.

«J’ai des adversaires qui prétendent avoir la meilleure équipe économique et avoir le meilleur programme économique, mais ils font fausse route. Il y en a qui gaspillent, il y en a qui veulent se séparer et il y en a qui exagèrent leur cadre de financier», a indiqué Charles Milliard, en ajoutant que «la meilleure équipe économique, elle est avec moi».

L’équipe Duhaime est dangereuse, selon Milliard

Selon Charles Milliard, l’équipe économique du chef conservateur Éric Duhaime est dangereuse pour le Québec.

C’est ce qu’il a dit lorsqu’il a été invité à commenter un sondage qui montre qu’Éric Duhaime lui souffle dans le cou.

Selon ce coup de sonde Segma-Radio-Canada-Les Coops de l’information paru lundi matin, le Parti québécois reste en tête des intentions de vote, à 29 % et la CAQ suit à 22 %. Derrière, le Parti libéral obtient 19 % des intentions de vote, soit un point de plus que le Parti conservateur, à 18 %.

Le sondage révèle également que 13 % des électeurs font confiance à Éric Duhaime pour diriger le Québec en cette période de «guerre tarifaire» entre le Canada et les États-Unis, contre 12 % pour le chef libéral.

«Est-ce qu’on veut vraiment Éric Duhaime à la tête du Québec avec un cadre économique qui n’a ni queue ni tête où on promet de couper 20 000 fonctionnaires sans qu’il n’y ait aucun service de coup? Honnêtement, cette équipe économique là, elle est dangereuse pour le Québec», a répondu le chef libéral lorsqu’il a été appelé à commenter cet aspect du sondage.

Charles Milliard a également mentionné qu’il ne souhaitait «d’aucune façon» faire une alliance avec un autre parti politique pour empêcher le Parti québécois de prendre le pouvoir.

«Je suis dans cette campagne-là pour remporter les élections. Encore une fois, on a un parti qui gaspille, on a un parti qui exagère et on a un parti qui veut se séparer. Je ne m’identifie à aucun des trois. Alors moi, j’y vais “all-in” comme on dit, pour séduire les Québécois.»

À propos de récents sondages qui montrent que la CAQ le talonne dans la circonscription d’Orford, où il se présente, Charles Millard a fait valoir qu’il ne s’en faisait pas et il a déclaré «que tout le monde qui suit la campagne électorale sait très bien qu’il y a un vent de changement» en faveur du Parti libéral depuis les deux premiers débats.

Stéphane Blais

Stéphane Blais

Journaliste