🗳️ Élections Québec 2026

Des chefs rattrapés par le passé de candidats au jour 1 de la campagne électorale

Le résumé du jour.

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C'est parti pour les élections 2026 Voyez le compte-rendu de Jean-François Poudrier.

Le comportement et les déclarations de certains candidats sont venus faire ombrage au lancement de la campagne électorale du Parti québécois (PQ) et du Parti libéral du Québec (PLQ).

DOSSIER | ÉLECTIONS QUÉBEC 2026

Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, s’est retrouvé à défendre le choix de candidatures dans la région de Québec, soit celles de François Gariépy, dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré, et de Vincent Marissal, dans Taschereau.

D’autres propos controversés de M. Gariépy, un ex-journaliste de Radio X, ont refait surface. En 2022, dans un balado, il a utilisé le mot «squaw» pour parler des femmes autochtones. Le candidat péquiste a dit le «regretter» aujourd’hui, selon ce qu’ont rapporté La Presse et Le Devoir.

La décision de M. St-Pierre Plamondon de retirer la candidature de M. Marissal, mercredi, en raison d’un présumé manque d’éthique lié à l’utilisation de son logement de fonction, a suivi le chef du PQ au jour 1 de la campagne. Jeudi matin, la commissaire à l’éthique et à la déontologie, Ariane Mignolet, a confirmé qu’elle déclenchait une enquête.

Dans le cas de ces deux candidatures, M. St-Pierre Plamondon a refusé de reconnaître une erreur de sa part.

«Je vais toujours laisser la porte ouverte pour être le plus accueillant, tolérant, flexible possible», a-t-il insisté en point de presse, citant l’ex-premier ministre péquiste Jacques Parizeau.

Le chef libéral, Charles Milliard, a pour sa part annoncé avoir écarté un autre de ses candidats. Il a décidé de retirer la candidature d’Étienne Pineau Saindon, dans Rimouski, en raison d’«allégations de nature personnelle».

M. Milliard n’a pas donné plus de détails, mais il considère ces allégations comme «sérieuses».

Une série de candidats se sont désistés ces dernières semaines dans les rangs du PLQ. M. Milliard a assuré qu’il aurait bel et bien 127 candidats pour le jour du scrutin.

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a également été confronté aux propos controversés tenus dans le passé par certains de ses candidats. M. Duhaime ne croit pas que cela nuise au succès de son parti, estimant que «c’est une distraction qui va être passagère», et que les Québécois s’y intéressent très peu.

Trump, l’adversaire de Fréchette

Jeudi matin, la première ministre Christine Fréchette a rencontré la lieutenante-gouverneure, Manon Jeannotte, pour lui demander de dissoudre l’Assemblée nationale, déclenchant ainsi officiellement la campagne électorale qui durera un total de 39 jours.

En vertu du système électoral québécois, le chef du gouvernement du Québec doit demander symboliquement au lieutenant-gouverneur, représentant du Roi, de dissoudre l’Assemblée nationale pour déclencher la campagne électorale.

La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis risque de jouer un grand rôle dans la campagne électorale, étant donné que la province est affectée par les droits de douane imposés par l’administration Trump. Après l’imposition de nouveaux droits de douane par les États-Unis, le gouvernement canadien de Mark Carney a choisi de riposter avec ses propres mesures de rétorsion aux Américains. Le Canada a choisi de quitter la table des négociations avec les États-Unis la semaine dernière.

Mme Fréchette, la cheffe de la Coalition avenir Québec, a d’ailleurs identifié le président américain Donald Trump comme son «véritable adversaire», et non les autres chefs des partis.

«C’est lui qui menace véritablement le Québec, les Québécois», a-t-elle déclaré en point de presse.

Mme Fréchette s’est par ailleurs défendue de mousser la crise commerciale en vue de racoler les électeurs, ou de tenter de s’élever au-dessus de la mêlée comme l’a fait M. Carney.

De son côté, la porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, qui est l’aspirante première ministre, a lancé sa campagne en promettant une réforme fiscale ambitieuse. Le programme du parti propose de faire payer les riches pour remettre le Québec sur les rails.

Face aux menaces de Donald Trump et à l’incertitude, Mme Ghazal veut miser sur «des services publics qui fonctionnent, des infrastructures en bon état, des logements abordables qui permettent à tout le monde de vivre dignement».

Au moment de la dissolution, la Coalition avenir Québec (CAQ) détenait 79 députés, contre 18 pour le Parti libéral du Québec (PLQ), 11 pour Québec solidaire (QS) et 7 pour le Parti québécois (PQ). Le Parti conservateur du Québec détenait une députée, et il y avait neuf députés indépendants.

Avec des informations de Caroline Plante, Thomas Laberge, Patrice Bergeron, Vicky Fragasso-Marquis et Stéphane Blais, de La Presse Canadienne