La deuxième femme à avoir occupé le poste de première ministre au Québec, Christine Fréchette, a été défaite lors des élections provinciales de lundi. Une «belle manière» d’illustrer la falaise de verre, selon l’analyste socioculturelle Anne-Sophie Gravel.
La falaise de verre – à ne pas confondre avec le plafond de verre, que les femmes brisent lorsqu’elles atteignent des sphères du pouvoir – est un concept sociologique qui veut que souvent des femmes atteignent la tête d’entreprises ou de partis politiques quand ceux-ci sont en crise ou à l’aube d’un échec, explique Mme Gravel.
«Le bateau coule et le poste qu’auraient brigué normalement les collègues masculins n’intéresse plus personne parce que la honte est presque assurée», souligne-t-elle.
Elle note d’ailleurs que Kamala Harris, qui a succédé à Joe Biden, est un autre exemple où l’usure mène les hommes à se retirer, laissant très peu de temps et de marge de manœuvre à la relève féminine de reprendre les rangs.
Dans le cas de Christine Fréchette, Mme Gravel rappelle que l’ex-première ministre n’a pas eu beaucoup de temps pour se bâtir un bilan plus marquant que François Legault.
L’analyste socioculturelle affirme que le Québec n’est pas fermé à l’idée d’une femme à la tête de la province, citant en exemple le mandat de Pauline Marois, mais souligne qu’il faudra du temps à la prochaine relève pour gagner la confiance du public.
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