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Christine Fréchette doute de la viabilité d’un Québec indépendant

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La CAQ veut déréglementer l’industrie de la construction pour créer plus de logements et diminuer les coûts La cheffe de la CAQ, Christine Fréchette, s’engage à revoir certaines normes dans l’industrie de la construction pour régler la crise du logement.

Contrairement à d’autres leaders fédéralistes, la cheffe caquiste Christine Fréchette doute de la viabilité d’un Québec souverain.

«Ce serait difficile», a-t-elle lâché après avoir évité de répondre directement à la question, en conférence de presse à Saint-Eustache vendredi.

À la même question, le chef libéral Charles Milliard, pourtant fédéraliste, a soulevé moins de doutes.  

«Ce n’est pas impossible, mais ça dépend comment on gère le Québec et dans les huit dernières années, on l’a tellement mal géré», a-t-il déclaré. 

«Je ne suis pas dans le jeu de la peur par rapport à un Québec souverain», a poursuivi le chef du PLQ.

«Ce serait beaucoup de risques et ce serait beaucoup d’incertitudes», a déclaré Mme Fréchette, en évoquant les engagements du Parti québécois de créer une monnaie, une armée, si les électeurs votent Oui. 

«On ne peut pas se leurrer et penser que ce sera à coût nul», a-t-elle poursuivi. 

«C’est sûr qu’il y aura des coûts, puis il y a de l’incertitude qui va s’installer aussi pour plusieurs années parce que les gens ont besoin de savoir, d’avoir de la prévisibilité, avant de mettre l’avant des projets d’investissement. On le voit avec la guerre tarifaire.»

Or, même des premiers ministres libéraux fédéralistes, tels que Jean Charest et Philippe Couillard, avaient reconnu qu’un Québec indépendant serait viable. Le premier ministre François Legault l’a aussi reconnu, au prix de «sacrifices».

Mme Fréchette est pourtant elle-même issue du Parti québécois: elle a été au cabinet du ministre des Relations internationales Jean-François Lisée en 2012-2014. 

Depuis le début de la campagne électorale, Mme Fréchette n’a cessé de rappeler, dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis, que le contexte géopolitique avait changé et qu’il y avait donc beaucoup d’instabilité actuellement. 

Il n’y a même pas une semaine, Mme Fréchette a tendu la main aux indépendantistes réticents à tenir un référendum dans le premier mandat, comme le promet le Parti québécois s’il prend le pouvoir.

M. Milliard a pour sa part rappelé vendredi sa profession de foi fédéraliste.

«Je suis le seul fédéraliste sur le bulletin de vote, je vais tout faire pour protéger un Québec fort dans un Canada uni», a-t-il fait valoir.

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste