Lasse des réformes de structures dans le réseau de la santé, la FIQ demande aux partis politiques en campagne électorale de se prononcer sur le fonctionnement de Santé Québec.
«On ne veut surtout pas entendre parler uniquement de milliards investis ou de brassage de structures», affirme la Fédération interprofessionnelle de la santé, dans un communiqué transmis jeudi.
«Une nouvelle structure ne règle rien si les décisions continuent d’être prises loin du terrain. Il faut donner davantage de marge de manœuvre aux équipes et aux établissements et tenir compte des réalités régionales», plaide la grande organisation syndicale des infirmières.
La FIQ souhaite que l’actuelle campagne soit l’occasion de tenir un véritable débat sur l’avenir du réseau de la santé et des services sociaux et la place qu’y occupe le secteur privé.
«On ne peut régler les problèmes du réseau public en continuant d’en déplacer les ressources humaines et financières vers le privé. Chaque professionnelle en soins qui quitte le réseau public pour le privé représente une personne de moins pour soigner la population dans le système public», affirme la FIQ, qui représente 90 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.
Elle revendique une fois de plus des «ratios sécuritaires» infirmière/patients, afin de diminuer le fardeau de tâches et d’améliorer la qualité des soins dispensés.

