Peu après le déclenchement des élections, Christine Fréchette a mis la table pour sa propre campagne électorale. Sous l’ombre de la guerre commerciale opposant le Canada aux États-Unis, la première ministre sortante a prié les Québécois d’octroyer un troisième mandat consécutif à son parti pour passer au travers de cette crise et «faire avancer le Québec».
«Je vous demande un mandat pour avancer dans la tempête. Quand Trump frappe le Québec, je suis là à temps plein», a lancé celle qui se présentera dans la circonscription de Trois-Rivières.
Dans une période des questions marquée par la guerre commerciale, Mme Fréchette s’est d’ailleurs défendue de «cultiver la peur» pour faire des gains électoraux. «Il faut savoir se défendre», a-t-elle fait valoir.
Fréchette pique ses rivaux
La première ministre sortante a d’ailleurs avancé qu’un changement de gouvernement le 5 octobre risquerait de fragiliser le Québec compte tenu notamment de la situation précaire avec les États-Unis. Elle en a profité pour décocher une flèche à l’endroit de Paul St-Pierre Plamondon, qui sera l’un de ses principaux rivaux dans cette campagne électorale.
«Si on regarde du côté du Parti québécois, ça amènerait la préparation d’un référendum. Et Dieu sait que ça en prend de l’énergie et de l’effort pour préparer un référendum. Ça donnerait un gouvernement pratiquement à temps partiel sur les priorités du Québec, pour le reste, ça serait le référendum. Nous, on va travailler à temps plein», a-t-elle soutenu.
Elle s’est ensuite tournée vers le Parti conservateur du Québec d’Éric Duhaime. Mme Fréchette l’a accusé de vouloir «passer la tronçonneuse» dans le gouvernement. «Je peux vous assurer que ça ne peut pas se faire sans impact sur les services aux Québécois», a-t-elle mis en garde.
