Le chef libéral Charles Milliard garde son candidat dans Vanier-Les-Rivières malgré les nouvelles allégations de comportements déplacés qui le visent.
Selon un rapport dévoilé par Le Journal de Montréal vendredi, Charles Hudon aurait posé des gestes «abusifs» alors qu’il était chef de la sécurité à l’Assemblée nationale.
Il aurait aussi fait une série de commentaires déplacés et intrusifs à une employée qui a fini par démissionner de son poste.
Ce rapport, qui date de 2022, avait été commandé à une firme d’avocats par deux syndicats, dont le Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec.
En mêlée de presse à Québec vendredi, M. Milliard a fait valoir que son candidat avait été à la tête de la sécurité au parlement lors d’une période «extrêmement difficile».
Il faisait ainsi référence à la pandémie de COVID-19. «Depuis ce temps-là, son employeur lui a donné d’autres promotions; il avait la confiance de son employeur», a-t-il plaidé.
«Charles Hudon nie les faits qui sont dans le rapport. (...) Alors, avec l’information que j’ai en ce moment, il est toujours mon candidat et il a ma confiance», a ajouté le chef libéral.
Ce n’est pas la première fois que M. Milliard doit défendre son candidat Hudon.
Au début du mois de septembre, il lui avait réitéré sa confiance, après que Cogeco eut rapporté que Charles Hudon avait fait régner un «climat toxique» à l’Assemblée nationale.
Puis, les médias de Québecor avaient fait état de «comportements troublants». M. Milliard avait alors dit qu’il agirait si d’autres informations étaient portées à son attention.
Vendredi, il a jugé que le dossier était clos. «Avec l’information que j’ai en ce moment, oui, c’est réglé. Il a ma confiance. Il n’y a pas d’accusation», a-t-il tranché.

