Après avoir dit vouloir faire élire 12 députés aux élections afin de devenir un groupe parlementaire reconnu à l’Assemblée nationale, le Parti conservateur du Québec (PCQ) d’Éric Duhaime aspire maintenant à obtenir 20 % des voix lors du scrutin de lundi.
En mêlée de presse à Québec samedi matin, M. Duhaime a réagi à la publication d’un sondage Léger effectué pour le compte des médias de Québecor, qui rapporte que le PCQ obtient dorénavant 20 % des intentions de vote.
Un parti politique qui fait élire au moins 12 députés ou un parti qui a obtenu au moins 20 % des voix aux élections est reconnu comme groupe parlementaire, en vertu des règlements de l’Assemblée nationale.
«J’avais juste parlé de 12, parce que je ne pensais pas que l’autre était atteignable, très honnêtement, a dit M. Duhaime. C’est sûr que le 20 % serait rassurant. Peu importe le nombre de députés qu’on va avoir lundi soir, si on réussit à avoir 20 %, automatiquement on devient un groupe parlementaire reconnu.»
M. Duhaime a indiqué que les règles pour devenir un groupe parlementaire reconnu ont été adoptées lorsque trois partis siégeaient à l’Assemblée nationale, et qu’à cinq partis lors de la présente élection, il estimait qu’il était plus difficile d’obtenir 20 % des voix.
«À cinq partis, il faudrait changer les chiffres, parce que ça ne marche plus», a-t-il soutenu.
Le chef et les membres d’un groupe parlementaire bénéficient de certains avantages. Les chefs des groupes parlementaires ont notamment un temps de parole plus long pour débattre des motions, du discours d’ouverture et du discours sur le budget. Le président de l’Assemblée doit aussi prendre en compte la notion de groupe parlementaire lors de la répartition des questions lors des périodes de questions et de réponses orales. D’autres avantages sont attribués aux groupes parlementaires en ce qui a trait à la composition et à la présidence des commissions parlementaires.
Le chef conservateur a invité les citoyens de tous âges à aller voter lundi, faisant valoir que plusieurs circonscriptions sont «pivots».
«Il y a beaucoup de comtés où ça va se décider à pile ou face, puis ça va être la dernière boîte qui va décider qui l’emporte, d’où l’importance pour tout le monde (d’aller voter)», a martelé M. Duhaime.
Le chef du PCQ devait notamment se rendre au Marathon Beneva à Québec samedi matin, avant de se rendre à Victoriaville, dans le Centre-du-Québec, pour enfin participer en soirée à un événement militant à Trois-Rivières, circonscription où se présente la cheffe de la Coalition avenir Québec, Christine Fréchette.
