Le 30 avril, un consortium de médias d’information anglophones du Québec a invité les cinq chefs à participer à un débat le 24 septembre, et seuls deux d’entre eux ont immédiatement répondu par un «oui» catégorique.
Ce texte est la traduction d’un article de CTV News.
«En tant que membres du consortium des médias d’information anglophones du Québec, nous estimons que tous les Québécois devraient avoir la possibilité d’entendre les chefs des principaux partis politiques présenter leurs idées et leur vision pour le Québec, et d’en discuter ensemble», peut-on lire dans une lettre d’invitation. «Nous vous invitons donc à participer à un débat de 90 minutes en anglais.»
Voici ce qu’ont répondu les partis.
Québec solidaire (QS)
Actuellement deuxième parti d’opposition, Québec solidaire (QS) a annoncé au lendemain de la demande que la co-porte-parole Ruba Ghazal participerait au débat.
QS détient 11 sièges, et 8 % des électeurs non francophones se prononceraient en faveur du parti en octobre, selon un sondage Léger réalisé en juin.
Le soutien total à QS s’élève à 6 %.
Parti conservateur du Québec (PCQ)
Tout comme QS, le Parti conservateur du Québec a annoncé le 1er mai que son chef, Éric Duhaime, participerait au débat.
Le PCQ détient un siège à l’Assemblée nationale, et 10 % des électeurs non francophones se sont déclarés favorables à ce parti, selon le sondage Léger.
Le parti recueille 10 % des intentions de vote globales.
Coalition avenir Québec (CAQ)
Le 16 mai, une porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) a décliné l’offre: «Après avoir examiné notre calendrier de campagne et nos engagements actuels, nous devons décliner votre invitation à participer au débat en anglais.»
La première ministre Christine Fréchette s’est exprimée le 15 juin dans l’émission The Elias Makos Show sur la radio CJAD 800, et a déclaré: «Notre gouvernement accorde une grande importance à la communauté anglophone et nous souhaitons engager un dialogue.»
Elle n’est toutefois pas revenue sur la décision prise le 16 mai.
La CAQ occupait la deuxième place dans les intentions de vote des électeurs non francophones selon le sondage Léger, avec 13 %, tandis que son soutien global s’élève à 16 %.
La CAQ détient actuellement 79 sièges.
Parti québécois (PQ)
Un porte-parole du PQ a confirmé le 22 juin que St-Paul Plamondon ne participerait pas.
«L’augmentation du nombre de débats en général, ainsi que du nombre d’engagements des chefs de file, nous oblige à faire des choix afin de pouvoir consacrer une part importante de la campagne au porte-à-porte», a-t-il déclaré. «Nous sommes bien sûr déterminés à trouver d’autres occasions de nous adresser à la communauté anglophone pendant la campagne.»
Dans le sondage Léger, 12% des électeurs non francophones opteraient pour le PQ, qui se classe troisième parmi les cinq partis. Le PQ arrive en tête des intentions de vote avec 23 %.
Le PQ détient sept sièges.
Parti libéral du Québec (PLQ)
Le 23 juin, un porte-parole du Parti libéral du Québec (PLQ) a déclaré au consortium que le parti participerait à un débat si les cinq partis y prenaient part.
Le sondage Léger a révélé que la majorité des électeurs non francophones (53 %) voteraient pour le parti de son chef, Charles Milliard, et que le PLQ arriverait en deuxième position avec 21 % des voix.
Le PLQ détient actuellement 18 sièges.
En 2018, les médias d’information anglophones du Québec, notamment CTV News et CJAD 800, avaient organisé un débat historique réunissant tous les chefs de parti.
En 2022, l’ancien premier ministre François Legault a décliné l’invitation au nom de la CAQ, et le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a également déclaré qu’il ne participerait pas.
Si le débat avait eu lieu, il aurait été diffusé par CTV Montréal, CJAD 800, CBC Québec, Global Montréal, CityNews Montréal et The Gazette.

