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Voici l’intégrale du discours inaugural de Christine Fréchette comme première ministre à l’Assemblée nationale

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Christine Fréchette identifie ses priorités La session parlementaire s’est ouverte mardi à Québec. La nouvelle première ministre Christine Fréchette a identifié ses cinq priorités dans son discours inaugural.

La première ministre du Québec, Christine Fréchette, prononçait un discours mardi après-midi pour souligner la reprise des travaux parlementaires à l’Assemblée nationale.

La session parlementaire sera d’une courte durée, puisqu’elle s’achèvera le 12 juin prochain. Les travaux avaient été mis sur pause dans la foulée de la course à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ) et de l’élection du successeur de François Legault.

Voici l’intégrale du discours inaugural de Christine Fréchette tel que partagé par le cabinet de la première ministre.

Discours inaugural de Christine Fréchette à l’Assemblée nationale

Madame la Présidente,

Monsieur le Chef de l’opposition officielle,

Madame la Cheffe du 2e groupe d’opposition,

Monsieur le Chef du 3e groupe d’opposition,

Mesdames et messieurs les députés,

Chers invités,

Chers Québécois et Québécoises,

Depuis à peine quelques semaines, le Québec a un nouveau souffle.

Des décisions se prennent, des projets s’entreprennent.

Des annonces sont effectuées, des actions sont posées. De vrais changements sont réalisés.

Madame la Présidente, avec notre nouveau gouvernement, le Québec a une nouvelle vision, de nouvelles ambitions.

La place des femmes en politique

Dans l’histoire de notre Assemblée nationale, c’est la deuxième fois qu’une femme prononce un discours d’ouverture.

La première fois, c’était en 2012, il y a 14 ans.

La première ministre du Québec était Madame Pauline Marois.

En 2012, elle brisait un plafond de verre.

Elle devenait la première première ministre du Québec.

Avec elle, on a montré qu’au Québec, tout est possible pour les femmes.

Elles peuvent occuper la plus haute fonction de notre nation.

Ça me rappelle tout le chemin parcouru, grâce à nos pionnières.

Marie Lacoste Gérin-Lajoie, Idola Saint-Jean, Thérèse Forget-Casgrain, qui après de nombreuses tentatives, ont obtenu le droit de vote des femmes en 1940.

Marie-Claire Kirkland-Casgrain a été la première femme députée en 1961, puis la première femme ministre en 1962.

Lise Bacon qui est devenue la première vice-première ministre en 1985.

D’autres pionnières nous font le plaisir d’être avec nous.

Elles sont dans nos tribunes, Madame la Présidente. Il y a Madame Sophie Thibault, qui est devenue en 2002 la première femme cheffe d’antenne à œuvrer en solo, au Québec et en Amérique du Nord.

Madame Monique Leroux, qui est devenue en 2008 la première femme à avoir dirigé une grande institution financière.

Madame Michèle Audette, qui est devenue en 2021 une des premières femmes innues à être sénatrice au Canada.

Et Madame Dominique Savoie, qui est devenue en 2023 la première femme à occuper la fonction de Secrétaire générale et greffière du Conseil exécutif du Québec.

Il y a aussi notre ministre des Ressources naturelles et des Forêts, qui est devenue en 2022 la première femme autochtone élue à l’Assemblée nationale.

Et bien sûr, il y a notre législature, qui a fait élire le plus grand nombre de femmes de toute l’histoire du Québec.

Le jour de mon assermentation comme première ministre, Madame la Première ministre Marois, qui ne pouvait malheureusement pas être des nôtres, m’a écrit.

Son message disait : « chaque fois qu’une femme occupe un poste d’envergure, ce sont toutes les femmes qui gagnent. »

Je ne peux qu’être d’accord avec elle : les femmes ont leur place en politique, et dans tous les secteurs de notre société. Leur voix doit être entendue dans les plus hautes sphères du pouvoir.

En tant que première ministre du Québec, c’est un message que j’adresse à toutes les Québécoises : plus que jamais, tout est possible.

Nouveau contexte

Lors de l’assermentation de notre gouvernement, j’ai évoqué le nouveau monde dans lequel on vit.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, le monde change profondément.

Il est très incertain. Il se transforme très rapidement.

La guerre tarifaire fait très mal à notre économie.

Elle nuit à la stabilité, à la prévisibilité.

Les guerres en Ukraine, en Iran et au Moyen-Orient, ont des répercussions jusqu’ici, en particulier sur le coût de la vie.

L’intelligence artificielle promet le meilleur comme le pire.

Les réseaux sociaux polarisent notre société.

Et les géants du numérique rendent notre culture invisible.

Quand j’ai constitué notre nouveau gouvernement, j’ai été très claire.

Face au brouillard ambiant, on a choisi de bâtir l’avenir et d’avancer plutôt que de reculer et refaire le passé.

Mais pour bâtir l’avenir, pour avancer, une chose est cruciale.

Notre nation doit prendre son avenir en main.

Tous les Québécois, on doit prendre notre avenir en main.

Chacun de nous, on doit faire notre part.

On doit s’adapter, et s’adapter rapidement.

Parce qu’il y a urgence d’agir.

Aujourd’hui, je présente le plan de notre nouveau gouvernement pour permettre à notre nation de prendre son avenir en main.

Mais avant de préciser nos priorités, je veux être transparente avec tous les Québécois.

Il y a peu de temps d’ici les prochaines élections.

Devant nous, on a 5 semaines de travaux parlementaires.

On ne pourra pas tout changer.

Mais une chose est sûre, on va maintenir la cadence.

On doit faire le maximum pour les Québécois.

Et on VA faire le maximum pour les Québécois.

Dans les semaines qui viennent, on va se concentrer sur 5 priorités :

Le coût de la vie ;

L’économie ;

Les infrastructures ; 4. Les services ; Et 5. L’identité.

Diminuer le coût de la vie

Notre première priorité : diminuer le coût de la vie.

Depuis plusieurs années, la vie coûte de plus en plus cher.

L’essence, l’épicerie, le loyer, l’hypothèque, et j’en passe.

Rien n’est épargné…

Et l’inflation, ça concerne tout le monde.

Les familles, les aînés, les jeunes.

D’ailleurs, le prix des maisons a beaucoup augmenté.

En 10 ans seulement, il a plus que doublé.

À cause du coût de la vie, on constate que de plus en plus de jeunes ont de la difficulté à devenir propriétaires.

Je pense entre autres à de jeunes couples qui souhaitent avoir des enfants, fonder leur famille.

Malheureusement, l’accès à la propriété est de plus en plus difficile au Québec.

Bien des jeunes ne réussissent pas à s’acheter une maison.

Pour beaucoup d’entre eux, c’est carrément hors de portée. Pire encore, certains se résignent, convaincus de devoir renoncer à leur rêve de devenir propriétaires.

Dans le passé, je l’ai dit fréquemment : au Québec, on a besoin d’une économie de propriétaires.

Quand je dis ça, ce que je veux dire, c’est qu’on doit permettre à un maximum de Québécois de devenir propriétaires.

On doit leur permettre de bâtir leur patrimoine avec la propriété foncière, comme leurs parents l’ont fait avant eux.

On doit surtout leur permettre de réaliser leur rêve, comme leurs parents l’ont réalisé avant eux.

Dès la première semaine de mon assermentation comme première ministre, notre nouveau gouvernement a agi pour faciliter l’accès à la propriété.

On a annoncé qu’on allait rembourser une part importante de la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs.

Ce remboursement va pouvoir atteindre jusqu’à 5 875 $.

Et au moins 38 000 Québécois vont en profiter chaque année.

Mais la réalité, c’est que même lorsque nos jeunes s’achètent une maison, ils ont du mal à faire face au coût de la vie.

Surtout les premières années, ils doivent concilier leurs dépenses quotidiennes avec l’hypothèque.

Ils vivent une pression financière très importante.

Parlez-en à Rosie et à William, Madame la Présidente. Ils sont avec nous aujourd’hui, dans les tribunes.

Rosie et William forment un couple depuis 6 ans.

Rosie étudie à temps plein en enseignement au primaire, à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Elle fait aussi du remplacement à temps partiel, dans les écoles de sa région.

De son côté, William travaille comme mécanicien industriel chez Margarine Thibault, à Trois-Rivières.

Jusqu’en mars dernier, Rosie et William habitaient chacun chez leurs parents.

Ils travaillaient fort, ils rassemblaient leurs économies.

Et ensemble, ils rêvaient de devenir propriétaires pour fonder une famille.

Au début de l’année, ils ont pris une grosse décision. Ils ont décidé de faire une offre d’achat sur une maison à Bécancour.

En mars dernier, leur offre d’achat a été acceptée, ils sont devenus propriétaires !

C’est une excellente nouvelle pour Rosie et William.

Mais avec le contexte économique, ils ont plus de mal à joindre les deux bouts.

Eh bien, Madame la Présidente, notre nouveau gouvernement a choisi de donner un coup de pouce à nos jeunes, Rosie et William. Dorénavant, on rembourse la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs.

Et cette décision-là est rétroactive au 1er janvier dernier.

Dès l’automne prochain, Rosie et William vont recevoir des milliers de dollars en remboursement.

Avec cet argent, on les aide à faire face au coût de la vie.

Et avec Rosie et William, on va bâtir / l’avenir / du Québec !

On doit continuer d’en faire plus pour diminuer le coût de la vie des Québécois.

Pour qu’ils aient encore plus d’argent dans leurs poches, on va accélérer la conversion de 5000 places de garde non subventionnées en places subventionnées.

La nouvelle ministre de la Famille s’y attèle présentement.

Dès cet été, elle publiera la liste des milieux qui seront convertis. L’objectif c’est que dès l’automne, plus de parents profitent du tarif réduit de 9,65 $/jour, et plus de parents puissent retourner au travail.

C’est essentiel pour l’émancipation des jeunes familles.

Le précédent gouvernement en a fait beaucoup pour aider les Québécois à faire face à l’inflation : augmentation des allocations familles, baisses d’impôts, baisse de la taxe scolaire, remboursement des lunettes pour les enfants, 2 heures de stationnement gratuit à l’hôpital, et bien d’autres mesures. Dans les prochaines semaines, notre nouveau gouvernement va aller plus loin.

On va aider les Québécois tout en protégeant nos finances publiques pour les générations à venir.

Je vous annonce donc que le ministre des Finances présentera d’autres mesures pour remettre un maximum d’argent dans le portefeuille des Québécois.

Il se penchera notamment sur comment aider les plus vulnérables et la classe moyenne, puis sur comment compenser les Québécois pour la hausse du prix de l’essence.

C’est un mandat important.

Je compte sur lui pour y arriver, les Québécois aussi.

Notre nouveau gouvernement va aussi être un bon partenaire avec ses différents interlocuteurs.

Partenaire des villes.

Partenaire des régions.

Partenaire des Premières nations et Inuit.

Partenaire des PME.

Partenaire du gouvernement fédéral.

Si on veut résoudre les crises qu’on traverse, on doit mieux collaborer.

Je pense en particulier à la pénurie de logements et à la hausse de l’itinérance, qui se nourrissent mutuellement.

Les difficultés financières, c’est l’une des principales causes de l’itinérance.

Alors on doit trouver des solutions plus pérennes à ces enjeux complexes.

Je vous annonce donc que le ministre des Affaires municipales présentera des mesures législatives pour accorder plus de pouvoirs aux villes, afin d’accélérer la construction de logements abordables.

Construire plus de logements abordables, c’est un des moyens pour freiner la hausse de l’itinérance.

Ça permet aussi aux aînés d’avoir accès à un loyer décent.

Et c’est avec les villes comme partenaires qu’on va y parvenir.

Propulser notre économie

Notre deuxième priorité : propulser notre économie.

Présentement, on est trop dépendants des États-Unis.

C’est notre principal marché d’exportations, et ce le sera toujours.

Mais malgré l’ACEUM, notre économie souffre de cette dépendance.

Elle souffre surtout du retour de Donald Trump.

Avant lui, les États-Unis était un partenaire fiable.

Actuellement, plusieurs de nos industries subissent les contrecoups des tarifs.

50 % sur l’acier et l’aluminium.

45 % sur le bois d’œuvre.

Ça fait vraiment très mal à notre économie, à nos régions.

Si on veut prendre notre avenir en main, on doit plus que jamais faire preuve de nationalisme économique, et ouvrir nos horizons au-delà des États-Unis.

L’État québécois, les entreprises québécoises et tous les Québécois, on doit être des catalyseurs pour le développement économique, pour propulser notre économie.

La semaine dernière, je me suis rendue à Washington.

Je suis allée défendre les intérêts de notre nation.

J’ai rencontré le Représentant au Commerce du Président Trump, Jameson Greer, un acteur clé de la négociation avec les États-Unis.

J’ai rencontré des élus du Parti républicain et du Parti démocrate. Et j’ai aussi rencontré l’ambassadeur du Canada, qui s’implique dans la révision de l’ACEUM.

Je leur ai tous fait comprendre que les États-Unis ont besoin du Québec.

On a les produits, les ressources, l’expertise, l’énergie dont ils ont besoin.

J’ai aussi fait 2 constats.

Le premier constat, c’est qu’on doit mieux travailler avec le gouvernement fédéral pour s’assurer que nos intérêts sont défendus correctement.

En vue de la révision de l’ACEUM, notre nouveau gouvernement a nommé Madame Louise Blais comme émissaire du Québec. Elle est chargée de défendre nos intérêts et de travailler avec la négociatrice en chef du Canada.

Madame Blais est avec nous aujourd’hui, et je tiens à la saluer.

Le deuxième constat, fondamental, c’est que personne / personne n’est mieux placé que le gouvernement du Québec pour parler au nom des Québécois, y compris sur la scène internationale. Autrement dit, le Québec doit coûte que coûte promouvoir et défendre ses propres intérêts à l’international.

On doit le faire par nous-mêmes ET pour nous-mêmes.

En ce sens, je vous annonce que le ministre des Relations internationales et de la Francophonie présentera une nouvelle politique internationale pour le Québec.

Cette politique sera axée sur la défense de nos intérêts, partout dans le monde !

Pour notre nouveau gouvernement, l’économie et l’environnement vont de pair.

On doit arrêter de les opposer, parce que les deux sont complémentaires.

Et ce qui permet de les rallier, c’est l’énergie.

Le Québec, c’est une véritable puissance énergétique.

Une puissance en matière d’énergies vertes.

Quoiqu’en pensent des leaders politiques au sud de nos frontières, on doit poursuivre la transition énergétique.

Grâce à Hydro-Québec, je suis convaincue qu’on va la réaliser. Et ce sera bon pour notre planète, bon pour notre économie.

Le Plan d’action d’Hydro-Québec, c’est le fer de lance de notre enrichissement collectif.

Avec ce plan-là, on va doubler notre production d’électricité d’ici 2050.

On va investir 200 G$ pour augmenter notre production hydroélectrique, pour construire des éoliennes, pour installer des panneaux solaires, pour rehausser notre efficacité et notre sobriété énergétiques.

En produisant plus d’électricité, on va pouvoir décarboner notre économie.

C’est primordial pour l’avenir des prochaines générations.

Avec notre plan, on va aussi attirer de nouveaux investissements. On va élaborer des partenariats avec les Premières nations et les Inuit, dans un esprit de nation à nation.

On va aussi inclure les communautés locales, les villes, les MRC. Tous ensemble, on va faire du développement économique régional ET du développement énergétique.

Ce sera gagnant sur tous les plans.

Avec le Plan d’Hydro-Québec, on va surtout alimenter la croissance de nos petites et moyennes entreprises.

Nos PME, c’est le cœur de notre économie. Au Québec, plus de 99 % de toutes nos entreprises sont des PME.

Plus de 50 % de tous nos travailleurs travaillent dans une PME.

35 % de notre PIB est produit par nos PME.

Elles assurent la vitalité de toutes nos régions.

Et c’est important de le rappeler, ce sont les entreprises les plus durement touchées par les tarifs.

Contrairement aux grandes entreprises, elles n’ont pas les ressources nécessaires pour absorber le choc.

Si on veut réduire notre dépendance aux États-Unis, on doit mieux accompagner nos PME.

On doit leur permettre de percer de nouveaux marchés, de devenir de plus grandes entreprises.

Ça me rappelle l’histoire d’Umano Medical.

C’est une entreprise québécoise de L’Islet, dans Chaudière-Appalaches, qui fabrique des lits d’hôpital.

Un de ses dirigeants est avec nous aujourd’hui, dans les tribunes. Il s’agit de Monsieur Ghislain Demers, qui est co-président de l’entreprise.

Umano Medical existe depuis 2012.

Entre 2015 et 2020, l’entreprise a développé de nouveaux lits d’hôpital, qui ont complètement révolutionné le domaine médical.

Elle vend au Québec et un peu partout en Amérique du Nord.

Dans notre réseau de la santé, on utilise des lits d’Umano Medical.

L’entreprise exporte beaucoup aux États-Unis.

Mais lorsque les tarifs américains ont été imposés, Umano Medical a décidé de revoir sa stratégie d’implantation aux États-Unis, et d’investir au Québec.

Pour augmenter ses parts de marché, l’entreprise a réorienté sa stratégie d’exportation vers le reste du Canada, le Royaume-Uni, l’Australie et l’Asie.

En même temps, elle a continué d’investir dans l’innovation pour renforcer sa résilience.

Avec Investissement Québec, on a accompagné Monsieur Demers et son équipe dans leurs démarches d’expansion commerciale au Canada, mais aussi dans leur croissance au Québec et à l’international.

Au Canada, on les a mis en contact avec des donneurs d’ordre hospitaliers, des décideurs publics, des réseaux d’approvisionnement médicaux.

On les a appuyés dans leur stratégie d’implantation en Australie. Pour les aider à se diversifier en Europe, on a aussi soutenu leur recherche de distributeurs potentiels.

Et on continue à les appuyer dans leur croissance mondiale.

Aujourd’hui, Umano Medical a réduit sa dépendance au marché américain.

En plus, la taille de l’entreprise est passée de petite à moyenne !

Ça, c’est du nationalisme économique !

Toutes mes félicitations à Umano Medical !

Bravo Monsieur Demers, et bravo à Investissement Québec !

Dans cette période tumultueuse, on doit mieux accompagner nos PME, comme on l’a fait avec Umano Medical.

On doit leur donner plus d’oxygène, leur permettre de s’adapter.

Pour aider les PME, le gouvernement a baissé une première fois leurs impôts en 2021.

La semaine dernière, on a fait un pas de plus.

On a annoncé une baisse d’impôts immédiate pour 75 000 PME dans toutes les régions du Québec.

Chacune de ces entreprises pourra garder jusqu’à 5000 $ de plus dans ses coffres à chaque année.

Avec cet argent, les PME vont pouvoir réinvestir dans leur croissance.

Mais on doit aller plus loin.

Je vous annonce que le ministre délégué à l’Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises va poursuivre le travail entamé pour alléger la réglementation applicable aux PME, pour réduire leur fardeau administratif, pour réduire la paperasse à remplir.

On doit permettre aux entreprises de se concentrer sur ce qu’ils font de mieux pour le Québec : créer de la richesse.

Avec notre projet de loi sur l’allègement réglementaire, on va aider nos entreprises du secteur forestier.

On va accélérer certains processus en environnement et dans le secteur minier.

On va aussi introduire une nouvelle politique pour rendre l’État plus efficace pour les entreprises.

Et puisque l’État québécois doit être un meilleur levier de développement économique, je vous annonce également que la présidente du Conseil du trésor présentera sous peu une nouvelle Stratégie gouvernementale des marchés publics, pour maximiser l’achat québécois dans les contrats publics.

Si on veut que nos PME prennent leur avenir en main, on doit les aider sans tarder.

On doit garnir leur carnet de commandes, leur donner plus d’ouvrages.

Dorénavant, l’État québécois achètera davantage (…) Québécois !

Lorsqu’on parle de nos PME, je pense forcément à nos régions.

Toutes nos régions nous rendent fiers et prospères.

Chacune a ses réalités, ses particularités.

Pour mieux en tenir compte, on a créé le Conseil des régions, qui est présidé par notre nouveau ministre délégué aux Régions.

Grâce au Conseil, nos 17 régions auront toujours une voix forte.

Mais Madame la Présidente, il y a une région en particulier qui est capitale pour notre avenir économique.

Capitale pour notre développement national.

Capitale pour notre vitalité régionale.

Et c’est la grande région de Québec.

Cette grande région connaît des enjeux de circulation.

Dans les prochaines années, elle devrait aussi enregistrer la plus grande augmentation de population au Québec.

Si on veut planifier notre développement économique, on doit améliorer la mobilité dans la grande région de Québec.

D’ici l’automne, on va améliorer la fluidité.

Du côté de Québec, on va bonifier le projet de réaménagement de la tête des ponts.

Du côté de Lévis, on va annoncer l’élargissement de l’autoroute 20 sur une plus grande distance.

Et en même temps, on va poursuivre les travaux préparatoires pour le tramway de Québec.

En plus de ça, notre nouveau gouvernement a l’intention de construire un 3e lien à l’est.

Je vous annonce donc que d’ici l’été, on va lancer un appel d’intérêt au privé pour réaliser ce nouveau lien autoroutier.

Pour propulser l’économie du Québec, on doit prendre en main l’avenir de la grande région de Québec.

Pour bâtir l’avenir, on doit doter notre capitale de modes de transport structurants, et on doit avancer sur l’ensemble de ces projets en même temps.

À partir d’aujourd’hui, c’est ça qu’on fait.

Les conflits internationaux créent de l’incertitude et de l’instabilité qui poussent nos démocraties à repenser leur stratégie de défense.

Partout en Occident, les gouvernements ont choisi d’augmenter significativement leurs investissements en défense.

Avec son expertise, notamment en aérospatiale et en intelligence artificielle, le Québec doit faire connaître et reconnaître ses forces en allant chercher d’ambitieux contrats.

Je sais que le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie est déjà à l’œuvre pour décrocher les contrats qui vont reconnaître le talent des Québécois à sa juste valeur.

Je suis convaincue qu’il va y arriver, il a toute ma confiance.

Rénover les infrastructures

Notre troisième priorité : rénover nos infrastructures.

Au Québec, il est temps de prendre soin de ce que nos parents et nos grands-parents ont construit.

Dans les dernières décennies, beaucoup d’investissements ont été faits pour construire de nouvelles infrastructures plutôt que pour entretenir celles déjà existantes.

On peut dire sans se tromper qu’avant 2018, ce n’était pas une priorité.

On a hérité d’infrastructures en mauvais état.

Aujourd’hui, les conséquences de ces choix sont bien visibles.

Nos hôpitaux, nos écoles, nos routes ont besoin d’amour. Et on doit leur en donner rapidement.

À l’avenir, on doit couper moins de rubans, et faire de meilleurs investissements.

On doit opérer un grand rattrapage.

Dans le jargon, on appelle ça « prioriser le maintien d’actifs ». C’est ce qu’on va faire pour rattraper le retard des 50 dernières années.

Mais dans le cas de certains hôpitaux, on doit se rendre à l’évidence.

Leur état de dégradation est trop avancé pour que ça vaille la peine de les rénover.

Parfois, on doit agrandir ou encore construire de tout nouveaux hôpitaux.

Je pense aux hôpitaux de Mont-Laurier et de Saint-Jérôme, dans les Laurentides.

À l’hôpital Sainte-Croix à Drummondville, dans le Centre-du-Québec.

À l’hôpital de Gatineau, en Outaouais.

À l’hôpital Saint-François d’Assise, à Québec.

Et enfin, aux hôpitaux Hôtel-Dieu de Lévis et Maisonneuve-Rosemont.

Il y a près d’un mois, on a investi près de 475 M$ dans la modernisation et l’agrandissement de l’hôpital à Lévis.

Il y a près de deux semaines, on a débloqué 700 M$ pour garantir la modernisation et l’agrandissement de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.

D’ailleurs, les PDG du CISSS de Chaudière-Appalaches et celui du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal sont avec nous aujourd’hui.

Je tiens à les saluer pour leur excellent travail.

Maintenant, on passe à l’action !

Simplifier les services

Notre quatrième priorité : simplifier les services de l’État.

Les Québécois payent assez d’impôts, ils ont le droit de s’attendre à de meilleurs services.

Des services plus simples, plus efficaces, plus accessibles.

En matière de santé, notre réseau public doit s’adapter au monde d’aujourd’hui.

On doit utiliser davantage les nouvelles technologies pour simplifier l’accès aux soins, pour améliorer l’expérience des Québécois. Pour ce faire, notre nouveau gouvernement a confié un mandat clair à la ministre de la Santé.

Elle doit lancer des projets pilotes de salles d’attente virtuelles dans les urgences.

Et elle doit faciliter l’accès aux professionnels de la santé via des consultations virtuelles.

Lorsqu’on parle du système de santé, je pense notamment à nos aînés.

Nos aînés ont bâti le Québec moderne.

Il ne faut jamais l’oublier.

On leur doit beaucoup.

Si on veut prendre soin de nos aînés comme il faut, on doit leur donner accès aux services dont ils ont besoin.

On doit leur permettre de vieillir dignement, dans le confort de leur maison.

On doit leur permettre de rester chez eux le plus longtemps possible.

Pour y arriver, on va ajouter un million d’heures en soutien en domicile.

Les services de soutien à domicile, c’est de l’aide pour faire le ménage, pour préparer les repas, pour se laver, pour s’habiller. C’est de l’aide que certains de nos aînés ont besoin pour continuer de vivre là où ils le souhaitent vraiment : dans leur maison, leur région.

Très souvent, cette aide leur permet d’y rester pendant quelques années de plus.

Dorénavant, plus d’aînés vont pouvoir en bénéficier.

En matière d’éducation, notre nouveau gouvernement a une vision très claire.

Il n’est plus question de couper dans les services aux élèves. L’éducation, c’est le plus important levier d’émancipation socioéconomique.

C’est un réel ascenseur social.

Dorénavant, les gouvernements ne pourront plus couper dans l’éducation comme on l’a vu par le passé.

Je vous annonce donc que notre nouveau gouvernement protégera le budget des services aux élèves de toute future compression budgétaire.

En matière de sécurité intérieure, on a beaucoup à faire.

Il y a d’abord la réforme de la Loi P-38, qu’on doit faire adopter. Elle sera portée par la ministre de la Santé.

Je demande la collaboration de toutes les oppositions pour venir en aide aux personnes atteintes de graves troubles mentaux, qui représentent un risque pour leur propre sécurité ou celle d’autrui. Pour soutenir leur famille aussi, et pour protéger la population québécoise dans son ensemble.

Au début de mon discours, j’ai mentionné qu’en permettant à plus de femmes d’occuper des fonctions d’importance, notre société a beaucoup progressé.

C’est vrai, Madame la Présidente.

Mais on doit en faire plus pour la cause des femmes. On doit en faire plus pour les protéger.

Ces dernières années, un travail colossal a été effectué pour venir en aide aux femmes victimes de violence conjugale.

Le déploiement des bracelets antirapprochements, l’augmentation du nombre de places en hébergement, et la création du tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et conjugale ont beaucoup aidé.

Malgré tout, ça ne suffit pas.

Depuis le début de l’année, 9 féminicides ont eu lieu.

9 féminicides, pensons-y. (…)

Comme société, on doit refuser ça.

Comme femme, comme première ministre, je refuse ça. Je refuse que des femmes soient victimes de violence, un point c’est tout ! Il faut que ça cesse !

Et on doit prendre tous les moyens nécessaires pour éviter de tels drames.

Madame la Présidente, lors de l’assermentation de notre nouveau gouvernement, j’ai dit à toutes les femmes victimes de violence conjugale et à leurs proches que je ne les oublierais pas.

À toutes ces femmes et à leurs proches, je dis : je ne vous ai pas oubliés.

Je vous annonce que notre gouvernement va déposer un projet de loi inspirée de la Loi de Clare.

Avec ce projet de loi, les femmes qui craignent pour leur sécurité auront le droit de savoir si leur conjoint a un passé violent. Lorsqu’il y a un risque sérieux ou immédiat pour leur sécurité, les policiers pourront informer les femmes du passé de leur conjoint.

Je demande la collaboration de toutes les oppositions pour travailler avec nous et pour faire adopter cet important projet de loi. Et avec les organismes qui aident les victimes, on va s’assurer de mieux protéger les femmes.

Protéger notre identité

Notre cinquième priorité : protéger notre identité.

Notre identité nationale, c’est fondamental.

C’est ce qu’on a de plus précieux au Québec.

Depuis plus de 400 ans, elle définit notre nation.

Être nationaliste, c’est plus que tenir de beaux discours sur notre langue, notre culture, nos valeurs.

Ça veut dire prendre les moyens nécessaires pour faire respecter les choix du Québec.

C’est ce qu’on a fait avec la Loi 21, et avec la Loi 96.

C’est essentiel de préserver ces acquis pour notre nation. C’est ce que les Québécois nous demandent, c’est ce qu’ils attendent de nous.

Je vous annonce que demain, le ministre de la Langue française déposera un projet de loi pour renouveler dès maintenant la clause de souveraineté parlementaire, la clause dérogatoire sur la Loi 96.

Comme première ministre du Québec, quand j’entends des partis politiques ou des groupes de la société civile dénoncer l’utilisation de cette clause, ça m’inquiète.

Ça m’inquiète, parce que c’est l’outil démocratique le plus important pour notre nation, pour exprimer la volonté du peuple québécois.

Grâce à cet outil, on affirme haut et fort qui nous sommes.

En 1988, le premier ministre Robert Bourassa reconnaissait clairement son importance, la nécessité de l’utiliser.

Il affirmait : « que la clause dérogatoire nous donne la sécurité juridique dont on a besoin pour appliquer un programme qui reflète la volonté de la plupart des Québécois ».

La grande majorité des Québécois veulent protéger le français au Québec.

La grande majorité des Québécois veulent aussi protéger la laïcité. On doit donc prendre tous les moyens nécessaires pour protéger le français et la laïcité au Québec.

Et ça passe nécessairement par l’utilisation de la clause dérogatoire.

Notre nouveau gouvernement espère que tous les parlementaires seront derrière lui pour défendre nos lois, pour défendre les intérêts du Québec.

Ici, c’est l’intérêt supérieur du Québec qui est en jeu.

Mais au-delà de la Loi 96, on doit trouver d’autres façons de renforcer la langue française au Québec.

Si on veut freiner son déclin, c’est la chose à faire.

Je vous annonce que le ministre de la Langue française déposera aussi un projet de loi pour appliquer la loi 101 à la formation professionnelle et à la formation aux adultes.

10 000 élèves de plus seront alors diplômés en français chaque année.

Là encore, notre nouveau gouvernement demande la collaboration de tous les parlementaires pour faire adopter rapidement ce projet de loi.

En matière d’immigration, les Québécois sont très accueillants. Tout ce qu’on veut, c’est que les immigrants parlent français, qu’ils partagent nos valeurs, qu’ils travaillent, qu’ils contribuent à la société.

C’est aussi ce que souhaite la vaste majorité des immigrants.

Mais pour leur permettre d’y arriver, on doit avoir une approche responsable en immigration.

Tout en respectant nos seuils d’immigration, on doit permettre à ceux qui parlent déjà français, qui sont déjà intégrés et qui vivent déjà dans nos régions d’avoir un maximum de prévisibilité, et de pouvoir rester au Québec.

Je vous annonce donc que le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration rouvrira le Programme de l’expérience québécoise pour deux ans.

Au sujet de l’immigration, moins de 48 heures après mon assermentation comme première ministre, je me suis rendue à Ottawa pour rencontrer le premier ministre du Canada, Mark Carney.

J’ai été très clair avec lui.

Je lui ai dit qu’au Québec, on a une capacité d’accueil limitée, à cause de notre langue et de notre culture.

Et du fait de notre capacité financière qui est aussi limitée. J’ai directement abordé avec lui la question des demandeurs d’asile.

Le gouvernement fédéral doit faire sa part pour mieux les répartir à travers le Canada, et pour rembourser les frais encourus par le gouvernement du Québec pour les accueillir.

Maintenant, je m’attends à ce que le fédéral fasse sa part sur cet enjeu, et qu’il devienne un meilleur partenaire pour le Québec.

Pour protéger notre identité, on doit aussi faire vivre notre culture.

Notre culture, c’est l’âme de notre nation.

C’est ce qui nous définit, ce qui nous unit.

Si on souhaite qu’elle perdure, on doit la transmettre à nos enfants.

À l’heure actuelle, de moins en moins de jeunes consomment la culture québécoise.

Ils ne regardent plus vraiment la télévision traditionnelle.

Ils regardent plutôt les plateformes de diffusion en ligne, comme Netflix, Disney, où les contenus québécois et francophones sont difficiles à repérer.

Alors ils sont de moins en moins exposés à la culture québécoise.

Le problème avec les géants du numérique et leurs plateformes, c’est qu’ils rendent invisibles les contenus québécois.

C’est vrai pour les films, les séries, les livres, la musique.

Les œuvres québécoises sont trop dispersées parmi l’ensemble des contenus disponibles.

On doit s’adapter à ces nouvelles habitudes de consommation.

Si on veut prendre en main notre avenir, on doit prendre en main notre culture.

Dans les prochaines semaines, le ministre de la Culture va poursuivre son travail sur la présence de contenus québécois ET francophones sur les plateformes de diffusion en ligne.

Et d’ici notre Fête nationale, il va aussi donner suite au rapport du Groupe de travail sur l’avenir de l’audiovisuel, pour assurer la pérennité et le rayonnement de notre culture.

Grâce à lui, nos jeunes et nos nouveaux arrivants pourront être davantage exposés à la culture québécoise.

Grâce à lui, nos artistes et nos artisans seront soutenus !

Les régions sont au cœur de notre identité.

Chacune contribue fièrement à ce que nous sommes.

Chacune contribue fièrement à notre rayonnement international.

Mais pour continuer de le faire, chaque région doit avoir une voix forte à l’Assemblée nationale.

Je vous annonce que le ministre responsable des Institutions démocratiques, sur recommandation du ministre délégué aux Régions et du Conseil des régions, va déposer un projet de loi pour revoir une partie de la carte électorale.

On doit l’adopter avec toutes les oppositions.

Parce qu’on doit s’assurer que chacune de nos régions ait une voix forte à l’Assemblée nationale.

Je pense notamment à la Gaspésie et à son immense territoire.

C’est crucial que la Gaspésie soit bien représentée.

Alors on va défendre toutes nos régions avec détermination !

Notre gouvernement est nationaliste.

Notre gouvernement est autonomiste.

Ce qu’on vise, c’est plus d’autonomie à l’intérieur du Canada.

Plus d’autonomie pour prendre nos propres décisions.

Plus d’autonomie pour protéger notre identité.

Plus d’autonomie pour développer notre économie.

Le gouvernement précédent a posé des gestes forts pour protéger notre langue, notre culture, nos valeurs.

Pensons à la Loi 21 pour affirmer la laïcité de l’État.

À la Loi 96 pour renforcer la protection du français.

À la Loi sur l’intégration à la nation québécoise.

On a même inscrit dans la Constitution canadienne que les Québécois forment une nation, et que le français est la seule langue officielle du Québec.

Dans cette même volonté d’affirmation nationale, notre nouveau gouvernement veut aller encore plus loin.

On souhaite adopter une Constitution du Québec pour accroître l’autonomie de notre nation au sein de la fédération canadienne.

Une Constitution, c’est la loi des lois.

Ça permet de rassembler une nation et d’affirmer clairement son existence.

Ça permet de protéger son identité, ses valeurs. Ça permet de renforcer le pouvoir de ses institutions démocratiques.

Et c’est pourquoi le Québec doit se doter d’une Constitution.

Le projet qu’on propose est très simple.

C’est d’accroître l’autonomie politique du Québec.

C’est d’affirmer que l’égalité entre les hommes et les femmes doit toujours primer sur la liberté de religion.

Et c’est de distinguer, une bonne fois pour toutes, le modèle québécois du multiculturalisme canadien.

Cette Constitution du Québec, on en a besoin.

On la propose pour tous les Québécois.

Pour ce projet, on a tenu les plus vastes consultations publiques de la dernière décennie.

On a pris bonne note des recommandations.

On a aussi beaucoup écouté.

Et on va continuer de le faire, entre autres avec les Premières nations et les Inuit.

Parce qu’on doit renforcer nos relations de nation à nation.

(…)

Maintenant, il faut avancer.

Avec le ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles, on a quelques semaines devant nous pour étudier cet important projet de loi.

Alors je demande la collaboration de tous les parlementaires. Si on travaille tous ensemble, avec sérieux, avec rigueur, on est capable de donner au Québec une constitution dont on sera fier.

Conclusion

En terminant, Madame la Présidente, je veux m’adresser directement aux Québécois.

La pire chose qu’on pourrait faire dans le contexte actuel, c’est de se diviser, de refaire le passé, de reculer.

Notre nation doit plutôt prendre son avenir en main. On doit se rassembler, bâtir l’avenir, et avancer.

Avec notre nouveau gouvernement, on a un plan clair pour y arriver.

Pour bâtir l’avenir de nos familles et de nos aînés.

Pour bâtir l’avenir de nos entrepreneurs et de nos travailleurs. Pour bâtir l’avenir de nos jeunes.

Maintenant, tout ce qu’il nous faut, c’est de l’audace. Alors, soyons audacieux !

Prenons notre avenir en main, et bâtissons l’avenir du Québec !