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Une victoire du PQ en 2026 serait «un désastre» pour le Canada, selon Doug Ford

«Il n’y a jamais eu de moment plus important dans notre histoire pour nous assurer que nous soyons solidaires et unis.»

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Une victoire du PQ en 2026 serait «un désastre» pour le Canada, selon Doug Ford Alors que le Parti québécois a le vent dans les voiles à quelques mois des élections, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, juge que le Canada a beaucoup à perdre advenant qu’une formation souverainiste soit portée au pouvoir à Québec. À ses côtés, la première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, a renchéri que le Canada est «beaucoup plus fort» lorsqu’il inclut le Québec.

Alors que le Parti québécois a le vent dans les voiles à quelques mois des élections, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, juge que le Canada a beaucoup à perdre advenant qu’une formation souverainiste soit portée au pouvoir à Québec.

«Ce serait un désastre pour notre pays si les séparatistes étaient élus. C’est aussi simple que cela. Nous devons être un Canada uni», a-t-il déclaré lors d’un point de presse à Ottawa, mercredi, en marge d’une rencontre des premiers ministres du pays.

M. Ford se faisait demander comment il entrevoyait la perspective que le prochain premier ministre du Québec assis à la table du Conseil de la fédération soit souverainiste.

«Il n’y a jamais eu de moment plus important dans notre histoire pour nous assurer que nous soyons solidaires et unis», a-t-il insisté.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston, a abondé dans le même sens que M. Ford, se disant d’accord avec l’opinion du premier ministre ontarien voulant que l’élection d’un parti souverainiste au Québec serait un désastre.

«J’aime ce pays tel qu’il est et ceux qui essaient de le démanteler ou de le briser, je ne suis pas de leur côté. Alors je pense que briser le Canada serait un désastre», a-t-il commenté.

M. Ford a fait valoir qu’il serait bénéfique pour les Québécois de demeurer au sein du Canada. «Alors, mes amis, souvenez-vous-en: vous voulez prospérer, vous voulez vous épanouir. Vous prospérerez bien davantage en étant un Canada uni.»

À ses côtés, la première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, a renchéri que le Canada est «beaucoup plus fort» lorsqu’il inclut le Québec. «C’est l’union qui fait la force», a-t-elle déclaré.

Pas de divorce complet, selon Blanchet

De son côté, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a soutenu qu’un Québec souverain garderait des liens étroits avec le Canada.

«On resterait des partenaires économiques de premier plan avec le Canada, l’ensemble des provinces canadiennes, incluant l’Ontario de Doug Ford», a-t-il dit dans le foyer de la Chambre des communes.

Bien qu’ils défendent le fédéralisme, les premiers ministres Tim Houston et Scott Moe, de la Saskatchewan, ont montré des signes d’ouverture à écouter les frustrations de plusieurs Canadiens.

«Nous devons reconnaître qu’il y a des gens qui ont des griefs», a dit M. Houston.

M. Moe estime quant à lui que l’ex-premier ministre Justin Trudeau a nourri les mouvements indépendantistes au pays, comme celui de l’Alberta. Avec Mark Carney comme premier ministre, il dit avoir «espoir».

«Nous voyons un changement de ton avec le premier ministre Carney, comment il collabore avec les provinces», a-t-il dit en citant en exemple l’entente de principe conclue avec l’Alberta visant à favoriser la construction d’un ou de plusieurs pipelines vers la côte Pacifique.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, s’oppose à de tels projets et sa relation est donc tendue avec sa vis-à-vis albertaine, Danielle Smith.

M. Eby et Mme Smith ont rencontré le premier ministre Carney mercredi après-midi. Peu de temps après cette rencontre, la première ministre albertaine l’a décrite aux journalistes comme ayant permis de faire du progrès.

M. Eby n’a pas répondu aux questions des médias, mais devrait le faire plus tard mercredi.

Michel Saba

Michel Saba

Journaliste

Émilie Bergeron

Émilie Bergeron

Journaliste