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«Une sale semaine» pour les souverainistes, selon Charles Milliard

«Le fait que le référendum soit repoussé fait la démonstration que le Canada est un réservoir de sécurité qui est plus important qu’une démarche référendaire.»

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Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, entouré de candidats, évoque des propositions d'urgence pour venir en aide aux entreprises touchées par les droits de douane américains, à Montréal, le mardi 25 août 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, entouré de candidats, évoque des propositions d'urgence pour venir en aide aux entreprises touchées par les droits de douane américains, à Montréal, le mardi 25 août 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Christinne Muschi)

La recrudescence des tensions commerciales entre Ottawa et Washington est loin d’être favorable pour le mouvement souverainiste, a avancé le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard. 

En point de presse mardi matin, à Montréal, M. Milliard a affirmé qu’il s’agissait d’une mauvaise semaine pour les souverainistes québécois. 

Il était interrogé à savoir si les récents développements dans la guerre tarifaire entre le Canada et les États-Unis allaient éclipser le débat entourant la tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec au cours de la campagne électorale dont le déclenchement est prévu prochainement. 

«C’est le projet du Parti québécois (PQ). C’est le projet de Québec solidaire, selon ce que j’en comprends aussi. Donc, ça sera à eux de faire la promotion de ce projet-là, mais je vous dirais que c’est une sale semaine pour être souverainiste cette semaine», a lancé le chef du PLQ. 

«Le fait que le référendum soit repoussé fait la démonstration que le Canada est un réservoir de sécurité qui est plus important qu’une démarche référendaire», a-t-il poursuivi. 

La semaine dernière, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon s’est engagé à attendre le départ de Donald Trump en 2029 pour tenir un référendum sur l’indépendance du Québec si le PQ formait le prochain gouvernement. 

Aux yeux de M. Milliard, le sondage Léger-Journal de Montréal-TVA publié mardi matin montre que ce report «de quelques mois du référendum» n’a eu aucun effet sur les intentions de vote pour la formation souverainiste. 

«Il est où l’impact pour le Parti québécois dans le sondage qu’on vient de voir ce matin? Il est absent. Alors, les Québécois sont clairs: ils veulent parler d’économie, ils veulent parler de se tenir debout contre Donald Trump. Ils ne veulent pas parler de retourner aux urnes pour un référendum», a soutenu le chef libéral. 

Le coup de sonde suggère que le PQ plafonne avec 30 % des appuis, par rapport au dernier sondage de la firme Léger réalisé plus tôt en août. Le PLQ suit à 23 %, à égalité avec la Coalition avenir Québec. 

Des mesures d’urgence

M. Milliard était de passage aux installations du port dans le Vieux-Montréal pour présenter des propositions afin de soutenir en urgence les entreprises québécoises frappées de plein fouet par les droits de douane américains. 

Le PLQ propose deux mesures. Il suggère d’offrir un congé temporaire de cotisations au Fonds des services de santé (FSS) pour les entreprises directement affectées par les tarifs, afin de «laisser davantage de liquidités» dans leurs coffres. L’aide serait modulée selon le niveau d’exposition de chacune des entreprises. 

La formation politique souhaite également revoir l’un des programmes d’aide annoncés récemment par le gouvernement Fréchette. Le PLQ veut convertir 25 % de l’aide destinée aux PME admissibles en aide directe non remboursable, pour les entreprises dont le chiffre d’affaires se situe entre un et deux millions de dollars.

Le parti explique qu’«une partie du soutien pourrait continuer de prendre la forme d’un prêt, mais cette bonification permettrait aux plus petites entreprises d’obtenir de l’aide immédiate sans alourdir davantage leur endettement».

«On ne veut pas simplement déplacer le problème de quelques mois. On veut aider rapidement les entreprises avec des liquidités, dont certains prêts non remboursables», a dit M. Milliard aux journalistes. 

S’il prend le pouvoir le 5 octobre prochain, le PLQ mettra en place un programme représentant plus de 1,6 milliard $ d’investissements potentiels pour soutenir les entreprises, a indiqué le chef libéral. Ce montant serait pris à même la provision pour éventualités du gouvernement du Québec, qui s’élève à 2 milliards $ pour 2026-2027.

Frédéric Lacroix-Couture

Frédéric Lacroix-Couture

Journaliste