La demande de la Coalition avenir Québec (CAQ) d’obtenir un accès à l’Assemblée nationale même si elle n’a pas de député a été accueillie mercredi avec ouverture.
«À partir d’un certain seuil, je pense que les partis ont leur place ici», a déclaré en mêlée de presse la leader parlementaire du gouvernement, Catherine Gentilcore.
La CAQ a récolté 13 % des voix le 5 octobre dernier, sans toutefois faire élire de député. La formation se retrouve, pour le moment, totalement exclue de l’Assemblée nationale.
Mercredi, le chef intérimaire de la CAQ, Mathieu Lévesque, a demandé aux chefs de partis de lui accorder le droit de tenir des points de presse dans l’enceinte du parlement.
Il a plaidé qu’il pourrait de cette façon faire entendre la voix des 572 000 électeurs caquistes.
L’appui le plus senti est venu du chef conservateur Éric Duhaime, qui a rappelé avoir vécu la même situation en 2022: 13 % des voix sans aucun élu.
À l’époque, la CAQ, le Parti libéral du Québec (PLQ), le Parti québécois et Québec solidaire lui avaient refusé l’accès à l’Assemblée nationale.
«Une injustice n’en justifie pas une autre. Ces gens-là ont le droit de s’exprimer», a-t-il fait valoir en point de presse mercredi, disant tracer la ligne à 10 % des voix.
«C’est pour ça que j’ai été invité au premier débat des chefs en 2022, parce qu’on était à (plus de) 10 %. (...) On ne peut pas inviter 50 partis, (...) mais à 13 %, c’est plus qu’un Québécois sur huit.»
Selon lui, la CAQ devrait non seulement obtenir l’accès aux zones de presse, mais aussi un bureau à l’Assemblée nationale.
«On va avoir des discussions entre les leaders sur les différents statuts. On ne négociera pas sur la place publique», s’est pour sa part limitée à dire la leader adjointe du Parti libéral du Québec, Julie White.

