Politique

Un possible traité d'extradition du Canada avec les Émirats arabes unis inquiète

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Le premier ministre Mark Carney et le prince héritier d’Abou Dabi, le cheikh Khaled bin Mohamed bin Zayed Al Nahyan, discutent alors que leurs ministres participent à une cérémonie de signature sur la colline du Parlement, à Ottawa, le mardi 27 octobre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE Le premier ministre Mark Carney et le prince héritier d’Abou Dabi, le cheikh Khaled bin Mohamed bin Zayed Al Nahyan, discutent alors que leurs ministres participent à une cérémonie de signature sur la colline du Parlement, à Ottawa, le mardi 27 octobre 2026. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Justin Tang)

Le gouvernement fédéral défend son projet d’entamer des négociations en vue d’un traité d’extradition avec les Émirats arabes unis, alors qu’une organisation de la société civile met en garde contre le bilan de ce pays en matière de droits de la personne.

Le Canada et les Émirats arabes unis ont signé un accord de libre-échange la semaine dernière et ont annoncé l’ouverture de négociations en vue d’un traité d’extradition et d’un traité d’entraide judiciaire.

Amani Khalfan, porte-parole de l’organisation de défense de la justice sociale Inter Pares, qualifie de «consternant» le bilan des Émirats arabes unis en matière de détentions illégales et arbitraires.

Mme Khalfan s’est interrogée sur le message que le Canada enverrait au monde en signant des traités d’extradition et d’entraide judiciaire avec les Émirats arabes unis, un pays dont le bilan en matière de droits de la personne est préoccupant.

Kwame Bonsu, porte-parole du ministère de la Justice, affirme que le renforcement des partenariats internationaux du Canada en matière d’enquêtes, de poursuites et de prévention des crimes graves est essentiel pour assurer la sécurité des Canadiens.

M. Bonsu ajoute qu’un traité d’extradition permettrait de traduire en justice les personnes accusées ou condamnées pour des crimes graves, tels que le blanchiment d’argent, le trafic de drogue ou la cybercriminalité.

Catherine Morrison

Catherine Morrison

Journaliste