Les membres de la Coalition avenir Québec (CAQ) ont désigné dimanche Christine Fréchette comme nouvelle cheffe de parti et première ministre. Elle devient ainsi la deuxième femme à diriger la province après Pauline Marois.
Son assermentation officielle devra encore attendre, mais Mme Fréchette a amorcé lundi sa première journée dans ce rôle.
Voici tout ce qu’il faut savoir sur Christine Fréchette, première ministre désignée du Québec.
Économie et politique internationale
Christine Fréchette est née à Trois-Rivières en 1970. Elle complète en 1992 un baccalauréat en administration avec une spécialisation en économie et commerce international à HEC Montréal, puis obtient une maîtrise en relations internationales à l’Université Laval en 1994.
Au cours des années suivantes, Christine Fréchette met à profit son champ d’études, alors qu’elle est notamment consultante en affaires publiques auprès de différents ministères et agences gouvernementales québécois et canadiens entre 2002 et 2008.
Par la suite, Mme Fréchette occupera diverses fonctions en politique et économie internationale, dont celle de coordonnatrice à la Chaire d’études politiques et économiques américaines et Chaire d’études sur le Mexique contemporain de l’Université de Montréal.
Elle sera aussi sollicitée comme analyste de politique américaine au sein de différents médias, comme Radio-Canada, TVA, le 98,5 FM et le 93,3 FM.
Premières armes politiques
Entre 2012 et 2014, alors que le Parti québécois (PQ) dirigé par Pauline Marois est au pouvoir, Mme Fréchette fait ses premiers pas en politique lorsqu’elle occupe le poste de directrice adjointe au cabinet du ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée.
Lors du retour au pouvoir du Parti libéral du Québec (PLQ) en 2014, elle deviendra directrice des relations externes et institutionnelles de Montréal International en 2014, puis PDG de la chambre de commerce de l’Est de Montréal en 2016. En 2021, elle est cheffe de projet pour la Société de développement Angus et le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.
Le vrai plongeon
En 2022, Christine Fréchette choisit de se présenter comme députée sous la bannière de la CAQ dans la circonscription de Sanguinet. Elle remporte aisément son pari, puisqu’elle est élue avec 48,78% des voix.
La nouvelle députée est aussitôt nommée ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration.
Lors de la démission du «super-ministre» Pierre Fitzgibbon en 2024, elle récupère les portefeuilles de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et délaisse ses fonctions précédentes.
Pour la suite des choses
Dimanche, Mme Fréchette a été élue cheffe de la CAQ après avoir reçu la faveur de 57,9 % des 15 833 caquistes ont exercé leur droit de vote.
Dès son discours de victoire, elle a lancé un appel à l’unité, remerciant M. Drainville d’avoir fait d’elle une meilleure candidate et l’invitant à «construire la suite» avec elle.
La nouvelle première ministre aura maintenant trois semaines pour arriver en poste et composer son équipe, puisque la session parlementaire est prorogée jusqu’au 5 mai.
Après sa victoire, Mme Fréchette a identifié trois piliers sur lesquels reposera son mandat pour les mois à venir: réduire la pression sur les familles québécoises, protéger et propulser notre économie et redonner confiance en l’avenir.
Un défi de taille attend justement la première ministre: faire remonter son parti dans les intentions de vote en prévision des élections d’octobre prochain.
Selon l’agrégateur de sondages Qc125, la CAQ ne récolterait que 10 % des intentions de vote à l’heure actuelle, loin derrière le Parti québécois et le Parti libéral du Québec. Cela signifierait que le parti ne ferait élire aucun député.
