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Téléphérique Québec-Lévis: Steven Blaney a fait évaluer le projet

«C’est irresponsable d’aller dépenser de l’argent là-dessus», déplore la cheffe de l’opposition officielle.

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Téléphérique Québec-Lévis: Steven Blaney a fait évaluer le projet L’administration de Steven Blaney a fait bien plus que discuter de la possibilité de bâtir un téléphérique entre Québec et Lévis.

L’administration de Steven Blaney a fait bien plus que discuter de la possibilité de bâtir un téléphérique entre Québec et Lévis. Noovo Info a pu confirmer les informations d’abord rapportées par Le Soleil, selon lesquelles la Société de transport de Lévis (STLévis) a été mandatée de procéder à une «évaluation préliminaire de l’opportunité» de réaliser le projet avec l’aide d’experts. Des mandats totalisant 25 000 $.

Une information qui a surpris plusieurs membres du conseil municipal, dont la cheffe de l’opposition officielle, Isabelle Lefebvre, qui affirme que l’octroi de ces mandats n’a jamais été discuté publiquement.

Même son de cloche du côté de la conseillère Anick Tremblay, qui faisait pourtant partie de l’équipe du maire Steven Blaney jusqu’en juillet dernier avant de quitter en raison d’un présumé «climat toxique».

L’opposition déplore non seulement la manière dont les mandats ont été accordés, mais estime que de dépenser 25 000 $ d’argent public pour de telles analyses, n’a pas respecté les priorités actuelles.

«Déjà qu’on trouvait que l’idée d’un téléphérique était déconnectée de la réalité et des besoins en infrastructure, pour nous, c’est irresponsable d’aller en plus dépenser de l’argent là-dessus», a-t-elle lancé.

Dans une déclaration écrite, le cabinet du maire Blaney affirme que la construction d’un troisième lien autoroutier demeure une priorité. La Ville de Lévis assure qu’il s’agissait uniquement d’un exercice d’analyse.

«Elle ne constitue ni une décision de réaliser un projet ni un engagement de la STLévis à aller de l’avant avec cette option. L’objectif est de recueillir des informations objectives afin d’en évaluer le potentiel, les défis et les conditions de réalisation», indique-t-on.

La Ville assure aussi que le mandat a été confié dans le respect des instances de gouvernance de la STLévis.

Un projet irréaliste?

Selon Vincent Duguay, étudiant-chercheur à l’École nationale d’administration publique (ÉNAP), qui a réalisé une partie du mandat, un projet de téléphérique de centre-ville à centre-ville est loin d’être farfelu. Il permettrait de transporter jusqu’à 6000 personnes par heure et par direction pour un trajet d’environ 13 minutes.M. Duguay souligne toutefois l’importance qu’il soit relié à un réseau de transport en commun efficace avec un tunnel.

«Je comprends les gens d’être intrigués, surtout qu’on parle d’un téléphérique en tunnel, ce n’est pas quelque chose qui existe à 100 endroits dans le monde. Mais en Amérique du Nord, on est vraiment en retard et encore plus au Québec et au Canada, où on n’a pas de téléphérique urbain, alors qu’on a plein de fleuves et de vallées. Il y a un potentiel exceptionnel qui n’a pas été exploité», explique-t-il.

Notons que le projet pourrait coûter entre 600 et 900 millions de dollars.